‹ La princesse des UrsinsChapitre 27 sur 278 · SES PREMIERS ACTES · texte numérisé non relu

SES PREMIERS ACTES

formation, ajoutée à Tusage habituel de la langue indigène, complétait, en Espagne, la naturalisation de Philippe V.

Mais la politique partiale de Portocarrero et de son ami don Arias n'était pas aussi facile à changer. Pour y parvenir, elle employa d'abord, auprès de ces deux prélats, la voie de la persuasion. Elle les entretint en particulier, elle leur exposa ses vues, elle leur en montra lutilité pour détacher du parti de Tarchiduc les principaux habitants des provinces rebelles ; elle leur prouva, pièces en main, que ses idées étaient celles de M. de Torcy, et les pria de ne pas se croire plus éclairés sur les intérêts des Bourbons, en Espagne, que Louis XIV lui-même, dont ce ministre était l'organe le plus autorisé. Ce fut en vain ; ils soutinrent que leur conduite était la meilleure à suivre, et il fut évident pour madame des Ursins que, en vrais Espagnols, ils se laisseraient plutôt renverser que de reculer d'un seul pas. Dès ce moment, malgré tout ce quelle devait à l'un d'eux, leur chute fut résolue.

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