‹ La princesse des UrsinsChapitre 75 sur 278 · D'OR R Y · texte numérisé non relu

D'OR R Y

des inspecteurs de Tarmée, organisa Tadminislration de rinlendance, et créa, pour la sûreté du roi, malgré la plus vive opposition de la part des grands, de nouveaux gardes du corps, composés d'Espagnols, de Wallons ou Flamands et d'Italiens. Tous les États européens qui faisaient partie de la monarchie espagnole y étaient représentés. L'ancienne garde de la Cuchilla ou compagnie de Bourgogne, établie par Charles-Quint pour la noblesse de Bourgogne, el souvenir injurieux pour le gouvernement français, fut abolie ^ 11 acheva la révision, déjà ordonnée et très-avancée, de tous les droits, aliénés autrefois par la faiblesse ou le besoin des rois, mesure hardie qu'aucun souverain, malgré la recommandation de Ferdinand le Catholique dans son testament, n'avait osé exécuter. Une junte de révision nommée dans ce but se montra inflexible dans ses décisions. Mais elle y apporta également une impartialité à laquelle le marquis de Saint-Philippe, qui détestait ce ministre étranger, rend hommage lui-même. « Grâce à cette réforme, dit notre historien, Orry, malgré a sa vivacité naturelle et son entêtement pour ses idées, a rétablit Tordre dans le trésor royaP. x> Deux millions, que Louis XIV envoya alors, et qui prouvèrent que ce n'était pas toujours l'argent de l'Espagne, comme certains le disaient, qui passait en France, contribuèrent beaucoup aussi à ce résultat'. L'armée en éprouva tout de suite des améliorations sensibles. « Depuis le retour d'Orry el Tar- « rivée d'Amelot, écrivait le colonel irlandais du Bourk, « les troupes sont mieux payées, la désertion est un peu H arrêtée chez nous, et commence chez les ennemis. » Le chevalier du Bourk y excitait lui-même ceux de ses compatriotes ou des Anglais catholiques qui servaient dans les rangs des alliés : pour cela il répandait parmi eux un

< Mém. de SanU-PhUippe, t. I, p. 292. — > Rnd., p. 212, 213, 214. — * Mém. de NoaUles, t. UI, 1705, p. 291.

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