‹ La princesse des UrsinsChapitre 88 sur 278 · L'HORLOGER WILLIAMSON · texte numérisé non relu

L'HORLOGER WILLIAMSON

Espagnols ou des Français, attendu que, sur son avis, Amelot et Ronquillo avaient fait irruption chez un espion secret des alliés à Madrid. Cet espion était un horloger anglais, protestant, domicilié dans cette ville, et nommé Williahison. Protégé, on ne sait pourquoi, par le noùce du pape, il vivait à Madrid et avait pu se faire excepter du décret d'expulsion,* prononcé contre ses coreligionnaires aa commencement de la guerre. 11 y avait déjà quatre ani que les Anglais savaient tout par lui, lorsque arriva à Madrid un officier irlandais, 0*Brien, qui avait passé quelques jours à Lisbonne et avait appris, d*un domestique de l'ambassadeur d'Angleterre en Portugal, le rôle mystérieux que jouait Thorloger Williamson. Comme il oonnaissait le chevalier duBourk, il n*eut rien de plus pressé que de le lui faire savoir, et celui-ci dénonça tout de suite à Ronquillo et à l'ambassadeur de France celte infidélité ingrate, dont du reste il se doutait lui-même depuis quelque temps *.

Ainsi, opportunité de l'occasion, grand mouvement d'amélioration dans les milices, résolution ferme du roi, approbation de son dessein par la cour de Versailles, renseignements divers favorables, rien ne manquait pour donner bon espoir dans la réussite de l'entreprise. Mais Chamillard voulut à tout prix laisser passer l'hiver. Ce n'est que vers la fin de février que le maréchal de Berwick, et non Lafeuillade, fut accordé. Tessé eut ordre de laisser à ce général le soin de défendre l'Estramadure, tandis qu'il irait lui-même assiéger Barcelone et que le duc de iVoailles, fils du maréchal de ce nom, combattrait sur les frontières de la Catalogne et du Roussillon. La princesse des Ursins n'était pas contente : elle remer-

' Dépôt de la guerre, t. Vï, 25 novembre, 1705, CXXVni* IcUrc, le clié- Ttlier du Bourk à Chamillard.

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