‹ La princesse des UrsinsChapitre 91 sur 278 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

rCITE n LA BEITCE A BDROOS, 1706. — TRAniSOX DftS CBAKD6 ET DE POKTO- UBIBIO. — BELLE OORDOITE DE DO!f LOTS DE GOZttAir. — LE PEUPLE ET LES F&T8ABS.

Presque au même moment où Philippe Y revenait en Castille avec le chagrin d'avoir manque un but qu'il s était cru à la veille d'atteindre, Berwick, arrive en toute hâte à Madrid, causait un trouble bien plus grand à la cour : il annonçait que tout était perdu dans TEstramadure, dans la Castille, et qu'on n'avait d'autre parti à prendre que de s'enfuir dans les montagnes du nord de TEspagne, le plus près possible des frontières de France. Le moment n'avait jamais été plus critique pour Philippe V ; les trois quarts de son royaume d'Espagne étaient au pouvoir des étrangers, et ce résultat était dû à la connivence de ses sujets autant qu'au malheur de ses armes. La situation de Charles VII, avant la levée du siège d'Orléans, avait seule, dans l'histoire, de l'analogie avec la sienne. Voyons quelle fut spécialement la conduite des grands dans cette triste conjoncture, et par quels actes la princesse des Ursins se montra à la hauteur des événements.

Berwick emmena Philippe V dans son camp. Aussitôt les tribunaux se ferment, toutes les aifaires sont suspendues, et le gouvernement tout entieî*, précédé de la reine, toujours régente, se transporte non à Pampelune, comme

Tavait voulu Berwick, mais, selon les désirs phis patrio*

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