‹ La princesse Georges; pièce en trois actesChapitre 4 sur 58 · VIII AU PUBLIC · texte numérisé non relu

VIII AU PUBLIC

Je m'y attendais. Tu en as fait autant devant le dénoûnieiit de Biane de Lys, du Demi-Monde, du Fils Naturel, des Idées de Madame Aubray, et à' une Visite de noces. Je suis habitué à tes étonnements, et, depuis longtemps, ils ne m'étonnent plus. Je suis là pour te dire des choses que tu ne veux pas toujours qu'on te dise en face, et je ne sais pas une de mes conclusions qui ne t'ait plus ou moins effarouché. Et puis il m' arrive souvent, après t' avoir mené aussi loin que possible dans la déduction fatale d'une passion ou d'un caractère, de te ramener brusquement et finalement dans sa conclusion logique, celle non pas du personnage isolé et passant par là, mais celle de l'humanité permanente et éternelle. Je dois te rendre cette justice, que, peu de jours après cette première lutte, dès le lendemain quelquefois, tu te rends, tu me pardonnes tes torts, ce qui est généreux, et tu dis: C'est lui qui avait raison. Il est vrai queje bénéficie en même temps de ta grande curiosité et de ta grande indifférence, qui font que tu veux voir d'abord, et que tu dis, après, quand la discussion arrive : Ça m'a amusé oii ennuyé ; mais, au fond, ça m'est égal ; ce n'est que du théâtre !

Bref, le soir de la première représentation de la Princesse Georges, le 2 décembre (était-ce l'influence de cette date anniversaire d'une grande vie-

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