CHAPITRE XII
Désastres causés par le Siège de 1430. — Demande d’argent à Charles VII. — Envoi d'un attourné auprès du Roi.
— Incidents du voyage. —
Jeanne d’Arc livrée aux Anglais par Jean de Luxembourg.
Aussitôt qu’on eut la certitude que les ennemis étaient bien partis, et que tout danger avait cessé, les troupes venues au secours de Compiègne délogèrent à leur tour. Le pont de Venette fut rétabli ; celui en face Clairoix, démoli, et, pendant que le comte de Vendôme retournait à Sentis, et que le maréchal de Boussac allait assiéger Clermont (Oise), le surplus de l’armée, avec une partie de la garnison, s’emparait successivement de Ressons-sur-Matz, de Gournay-sur-Aronde, de Pont-Sainte-Maxence, de Longueil-Sainte-Marie et d’autres places avoisinantes.
Resté à Compiègne, Guillaume de Flavy donnait des ordres pour réparer au plus vite les désastres résultant du siège et pour renforcer certaines parties des remparts, au cas où, par impossible, un retour offensif viendrait à se produire.
On songea tout d’abord à rétablir la circulation d'une rive à l’autre, et, comme le pont de bois avait été entièrement despécié, on organisa un passage de
272 LA PRISE DE JEANNE d’aRC DEVANT COMPÏEGNE.
TOise au moyen d'un bac qu'on afferma 1 jusqu’à ce que les travaux de charpente entrepris pour la restauration du pont de bois fussent terminés. Les ouvriers se mirent de suite à l’œuvre, mais ce n’était pas une petite besogne, eu égard au peu de ressources dont on disposait alors 2 . On se contenta donc de faire l’indispensable pour la circulation des piétons, remettant à plus tard la réfection complète de cette partie du grand pont 3 .