LETTRES DE PARDON E N FAVEUR DES COMPIÉGNOIS
il accordait deux mois à ceux qui s’en étaient éloignés, « hormis Angloys natifs d’Engleterre ». Enfin le roi faisait remise à la ville de tout ce qu’elle restait devoir (probablement pour fournitures de sel) à divers habitants de Rouen, qui avaient été « rebelles et désobéissants â luy », et il l’autorisait à élever pendant trois ans, à compter du i er septembre 1429, les droits sur le vin, la cervoise (bière) et le sel 1 .
Pendant son séjour à Compïègne, Charles VII reçut la soumission des habitants de Beauvais, de Creil, de Sentis et autres localités ; il eut aussi la visite de Jean de Luxembourg, qui venait de la part du duc Philippe de Bourgogne lui apporter « moult de promesses de faire la paix; dont il ne fist riens, sinon le décevoir* ».
Enfin il assista au retour d’une députation composée du chancelier de France, de Christophe d’Harcourt, et des seigneurs de Dampierre et de Gaucourt,
1 Extrait des Comptes de la Ville, de 1429 à 1431 :
« Paié à Maistre Drieu-Bude, secrétaire du Roy, pour avoir fait et signé unes lettres pour les dits gouverneurs, impétrées du Roi N. S. ou mois d’aoust nti c vingt-neuf, le Roy estant à Compiengne, par lesquelles le Roy donne à la dite Ville tout ce que elle povoit devoir à Colin Marguerie et aux hoirs Pierre Bazire, de Rouen, qui sont rebelles et désobéissants à luy, xxiiii s. p.
« Pour aultres lettres par lesquelles le Roy N. S. a donné congié et auctorité à la dite Ville, de mettre sur les aydes courans sur le vih et sur la cervoise et sur le sel, c’est assavoir, sur chacune queue de vin vendue à 1 1 1 1 deniers le lot, 1 1 1 1 solz ; à v deniers v solz et ainsy en montant pour tant de deniers que seroit vendu le lot de vin autant de solz.... pour trois ans commençans le premier jour septembre un' vingt-neuf. » (Archiv. de Compïègne , CC. 1 3, f os 49 v° et 5o.)
2 Chronique de Berri. (Quicherat, Procès de Jeanne d’Arc, T. IV, p. 47-)
124 LA P . RISE DE JEANNE d’arc DEVANT COMPÏÈGNE.
qu’il avait lui-même envoyés à Arras, auprès du duc de Bourgogne, pour lui exposer « moult sagement et autentiquement l’estât de leur ambaxade », et lui remontrer, « entre aultres choses, la parfaicte affection et vray désir qu’il avoit de pacifier avec lui et avoir traictié », lui faisant « offres de réparacion, plus qu’à Sa Majesté royalle ne appartenoit* ».
Or, ces ambassadeurs revenaient lui donner l’assurance que tous les conseillers du duc « avoient grand désir et affection, que ycelles deux parties fussent réconciliées l'une avec l'autre » ; mais ils déclarèrent que l’évêque de Tournay et Messire Hue de Lannoy avaient été chargés, par le duc de Bedford, de faire des remontrances au duc de Bourgogne, au sujet des propositions de paix qui lui étaient adressées, et de lui dire qu’ils « n’estoient point bien contens que le dit traictée se fist ». La paix fut donc ajournée, et l’on passa plusieurs jours à discuter des conditions d’une prolongation d’armistice.
En effet, une trêve avait été signée peu de temps après le sacre de Reims, et cette trêve allait prendre fin 2 .
Pendant ce temps, que faisait Jeanne d’Arc ? On ne saurait le dire d'une façon précise, car aucune chronique du temps n’a signalé le moindre incident qui lui soit
1 Monstrelet. (T. IV, p. 348.)
2 « Vers les premiers jours d’août, contre le gré de la Pucelle , des trêves et un traité secret furent conclus entre le Roi et son grand vassal (le duc de Bourgogne). — Celui-ci promettait de délivrer Paris, sans coup férir, dans un délai de quinze jours. » (Vallet de Viriville. Histoire de Charles VII, T. II, p. 107.)
SÉJOUR DE JEANNE d’aRC A L HOTEL DU BŒUF. 125
personnel pendant les cinq jours qu’elle a passés à Compiègne, si ce n’est qu’elle pressait Charles YII de partir au plus vite, et de marcher à grands pas vers Paris, qui était son unique objectif ; mais le roi, faisant la sourde oreille, se gardait bien de lui dire qu’il négociait une nouvelle suspension d’armes, et qu’il n’entendait pas imposer comme condition première sa rentrée à Paris 1 , ainsi qu’elle ne cessait de le lui conseiller.
La seule chose que nous puissions affirmer, sans crainte de nous trop avancer, c’est que Jeanne consacrait tous ses loisirs à de pieux exercices ; qu’elle commençait sa journée par entendre la messe, et que naturellement elle devait se rendre dans l’église Saint-Antoine qui touchait pour ainsi dire à Vhôtel du Bœuf % ; quelle y retournait chaque soir pour
1 « Le premier mot qu’on prononce après le sacre, s’écrie
M. Du Fresne de Beaucourt, c’est celui que Jeanne avait fait entendre à plusieurs reprises, celui qui est dans tout les cœurs comme dans toutes les bouches : Paris ! Dans l’enivrement de la joie et du triomphe, personne ne met en doute qu’on n’entre dans la capitale. Le roi lui-même n’est pre'occupé que d’une chose : « Faire son chemin », et il laisse tout de côté pour poursuivre la campagne
« Déjà Laon lui a fait connaître sa soumission ; Soissons ouvre ses portes; Château-Thierry, Crécy, Coulommiers, Provins se déclarent Français; si l’on avance vers le Nord, toute la Picardie est prête à donner son adhésion ; mais tout à coup, on s’arrête ; au lieu de marcher sur Paris par Compiègne et Senlis, on se dirige vers Château-Thierry et Provins ; c’est qu’on veut ménager le duc de Bourgogne, dont les dispositions se montrent favorables. » (Hist. de Charles VII , T. II, p. 225 .)
2 La paroisse de Saint-Antoine fut érigée en 1 199, par une bulle du pape Innocent III, et son église fut bâtie au commencement du xm e siècle, aux frais du roi, sur l’emplacement d’une
I 2 6 LA PRISE DE JEANNE d'aRC DEVANT COMPÏÈGNE.
faire ses prières ; et que, dans l’après-midi, elle allait, en compagnie de Marie Le Boucher, porter des secours et des consolations aux malheureuses familles qui avaient été victimes de la guerre, et elles étaient nombreuses ; nous ajouterons que le dimanche 21 août 1429, notamment, elle a dû suivre assiduement les offices de la paroisse, et assister à la prédication que vraisemblablement y fit quelque religieux ; peutêtre même suivit-elle quelque procession générale faite avec torches allumées, en l’honneur du roi et pour le bien de la paix 1 .
Quoiqu’il en soit, le mardi 23 août, elle n’y tint plus, et, voyant l’inertie calculée de Charles VII 2 T elle appela le duc d’Alençon en lui disant : « Mon
chapelle de'diée à Saint-Antoine, qui se trouvait dans l’intérieur des remparts ; mais cette église n’avait point, à l’époque de Jeanne d’Arc, le même aspect qu’aujourd’hui. Le portail, le chœur, et une grande partie de la nef, ont été reconstruits dans la première moitié du xvi° siècle. Le portail, du temps de Jeanne d’Arc, devait présenter, à peu de chose près, le même caractère que celui de l’ancienne église des Minimes , où se trouve actuellement installé le gymnase municipal.
1 Les dépositions du Procès de réhabilitation , notamment celle du chevalier d’Aulon, intendant de Jeanne d’Arc, établissent que « continuellement elle vouloit ouyr le divin service, savoir : aux jours solempnelz, la grant messe du lieu ou elle estoit, avec les heures subséquentes, et, aux aultres jours, une basse messe, s’il luy estoit possible ». De plus elle communiait deux fois la semaine, et se confessait fréquemment.
V. aussi Nouveau témoignage relatif à la mission de Jeanne d'Arc , par Léopold Delisle. Paris, 1 885 , p. 19.
2 « Quant le Roy se trouva audit lieu de Compiengne, la Pucelle fust moult marrie du séjour que il ly voulloit faire ; et sembloit à sa manière que il fust content à icelle heure de la grâce que Dieu lui avoitfaicte, sans autre chose entreprendre. » (Perceval de Cagny. Procès de Jeanne d'Arc, T. IV, p. 24.)
JEANNE D'ARC SORT DE L'EGLISE SAINT-ANTOINE DE COMPÏEGNE ET SE REND À L'HÔTEL DU BŒUF OÙ ELLE LOGEAIT. (Aôut^ag)
DEPART DE JEANNE d’aRC DE COMPÏÈGNE.
beau Duc, faites appareiller vos gens et des autres capitaines. Par mon Martin! je veux aller veoir Paris de plus près que ne l’ay veu 1 . »
Elle ne l’avait, en effet, aperçu que des hauteurs de Montmartre ou de Dammartin.
Elle quitta donc Compiègne avec le duc d’Alençon, et « une belle compaignie de gens de guerre ». Rien ne dit qu’elle allât prendre congé du Roi; mais il est probable qu’elle le fit. En tout cas, ce départ dût être pour Charles VII, et, mieux encore pour ses conseillers, un grand soulagement.
La veille, il s’était produit un incident qui prouve la confiance que certains grands personnages vouaient à Jeanne d’Arc. En effet, cette dernière avait reçu de Jean IV, comte d’ Armagnac, retiré auprès du roi d’Aragon, une lettre ainsi conçue :
« Ma très chière dame : Je me recommande humblement a vous, et vous supplie pour Dieu, que, actendu la division qui en présent est en saincte Eglise universal sur le fait des papes (car il i a trois contendans du papat : l’un demeure à Romme, qui se fait appeler Martin V, auquel tous les rois chrestiens obéissent ; l’autre demeure à Paniscole, au royaume de Valence, et se
1 M. J. Quicherat ( Procès de Jeanne d’Arc , T. IV, p. 4) dit que Parceval de Cagny est le seul auteur qui prête à Jeanne cette sorte de jurement: Par mon Martin!... Suivant lui, le mot Martin s’appliquait au bâton qui devait faire partie de l’équipement de la Pucelle. Et à l’appui de cette interprétation, il cite ce passage du Journal du Bourgeois de Paris : « Et tous les jours chevaulchoit avec le Roy, à grant foison de gens d’armes, sans aucune femme, vestue, attachée et armée en guise de homme, ung gros bâton en sa main, et quant aucun de ses gens mesprenoit, elle frappoit dessus de son baston grans coulz. »
fait appeler pape Climent VII*; le tiers en ne scet où il demeure, se non seulement le cardinal de Saint-Estienne et peu de gens avec luy, lequel se fait nommer pape Benoist XI II I e ; le premier qui se dit pape Martin, fut eslu à Constance par le consentement de toutes les nacions des chrestiens ; celui qui se fait appeller Climent fut eslu à Paniscole, après la mort du pape Benoist XIII e , par trois de ses cardinaulx ; le tiers, qui se nomme pape Benoist XI II I e à Paniscole, fut esleu secrètement, mesmes par le cardinal de Saint-Estienne) : Veuilliez supplier à Nostre Seigneur Jhésuscrit, que, par sa miséricorde infinité, nous veulle par vous déclarier, qui est des trois dessusdiz, vray Pape, et auquel plaira que on obéisse de ci en avant, ou à cellui qui se dit Martin, ou à cellui qui se dit Climent, ou à cellui qui se dit Benoist ; et auquel nous devons croire, si secrètement, ou par aucune dissimulacion, ou publique manifeste ; car nous serons tous prestz de faire le vouloir et plaisir de Nostre Seigneur Jhesuscrist.
a Le tout vostre, Conte d’ARMiGNAC. »
Ne voulant point retarder son départ, et désirant d’ailleurs soustraire le messager à la violence des capitaines qui menaçaient de le jeter à la rivière, s’il ne s’éloignait au plus vite, Jeanne dicta, en réponse, la lettre suivante, sur laquelle elle traça une croix en guise de signature :
Jésus f Maria.
« Comte d’Armignac, mon très chier et bon ami, Jehanne la Pucelle vous fait savoir que vostre message est venu par devers moy, lequel m’a dit que l’aviés envoié par deçà pour savoir de moy auquel des trois papes, que mandez par mémoire, vous devrés croire. De laquelle chose ne vous puis bonnement faire savoir au vray, pour le présent, jusques à ce que je soye à
LETTRE DE JEANNE d'aRC AU COMTE D’ARMAGNAC. i 29
Paris ou ailleurs a requoy (en repos) ; car je suis pour le présent trop empeschée au fait de la guerre ; mais quand vous saurez que je seray à Paris, envoiez ung message par devers moy et je vous feray savoir tout au vray auquel vous devrez croire et que en auray sceu par le Conseil de mon droicturier et souverain Seigneur, le Roy de tout le monde, et que en aurez à faire, à tout mon povoir. A Dieu vous commans; Dieu soit garde de vous. Escript à Compiengne, le xxn c jour d’aoust. »
Plus tard, interrogée à propos de cette correspondance, elle déclara qu’elle était sur le point de monter à cheval au moment où elle répondit au comte d’ Armagnac ; mais que sa réponse, telle qu’on venait de la lui lire, n’avait été dictée par elle qu’en partie, et que le reste n’était point son oeuvre. Malheureusement, elle ne s'expliqua pas d’une façon catégorique sur les passages qu’elle reconnaissait émanés d'elle.
Au surplus, voici les termes mêmes de l'interrogatoire qu'on lui fit subir à cet égard, le jeudi I er mars 1431. Ils prouvent combien on cherchait à embarrasser la pauvre captive, en « la fatiguant par des interrogations multiples et diverses », et en la « harcelant de questions difficiles, enveloppées et captieuses 1 ».
L’interrogateur 2 . — Que dites-vous de notre
1 Procès de réhabilitation. Dépositions du greffier Manchon et de Richard de Grouchet, chanoine de l’église collégiale de la Saussaye, au diocèse d’Évreux.
2 Jean Beaupère, maître ès arts, docteur en théologie, ancien recteur de l’Université, chanoine de Paris et de Besançon.
]3o LA PRISE DE JEANNE d’aRC DEVANT COMPÏÈGNE.
seigneur le pape, et qui croyez-vous qui soit le vrai pape ?
Jeanne. — Est-ce qu’il y en a deux ?
L’interrogateur. — N’avez-vous pas reçu une lettre du comte d’ Armagnac, vous demandant auquel des trois papes il devait obéir ?
Jeanne. — Le comte m'écrivit en effet à ce sujet. Je répondis entre autres choses que, quand je serai à Paris ou ailleurs en repos, je lui donnerai réponse ; je me disposais à monter à cheval, quand je répondis ainsi au comte.
L’interrogateur. — Voici une copie de la lettre du comte et de votre réponse. On va lire l’une et
l’autre ( Suit la teneur des deux lettres.) — La
copie qui vient de vous être lue renferme-t-elle bien exactement votre réponse ?
Jeanne. — J’estime avoir fait cette réponse en partie, non en totalité.
L’interrogateur. — Avez-vous déclaré savoir par le conseil du Roi des rois, ce que ledit comte devait tenir pour vrai en cette matière ?
Jeanne. — Je n'en sais rien.
L’interrogateur. — Faisiez-vous doute à qui le comte devait obéir ?
Jeanne. — Je ne savais que mander au comte, parce qu’il me demandait de lui faire savoir à qui Dieu voulait qu’il obéit ; quant à moi, je tiens et crois que nous devons obéir à notre seigneur le pape qui est à Rome.
L’interrogateur. — Expliquez- nous tout ce que vous fîtes savoir au comte ?
CORRESPONDANCE DE JEANNE d’aRC. l3l
Jeanne. — Je dis à l’envoyé du comte quelque autre chose qui n’est pas dans cette copie. Si cet envoyé ne fut pas parti aussitôt, il eut été jeté, à l’eau, non toutefois par moi.
L’interrogateur. — Mais sur la question du comte, quelle fut votre réponse ?
Jeanne. -- Sur ce qu’il me demandait, savoir à qui Dieu voulait qu’il obéît, je répondis au comte que je ne le savais pas. Je lui mandai d’ailleurs plusieurs choses qui n'ont pas été mises en écrit. Pour moi, je crois au seigneur pape qui est à Rome.
L’interrogateur. — Pourquoi avez-vous écrit que vous donneriez, à un autre moment, réponse sur la question, puisque vous croyez au pape qui est à Rome ?
Jeanne. — Ma réponse avait trait à autre chose' qu’au fait des trois souverains pontifes.
L’interrogateur. — N’avez-vous pas dit que sur le fait des souverains pontifes vous auriez conseil ?
Jeanne. — Jamais je n’écrivis ni ne fis écrire sur le fait des trois souverains pontifes. En nom Dieu , jamais je n’écrivis ni ne fis écrire.
L’interrogateur. — Aviez-vous l’habitude de mettre en tête de vos lettres les noms : Jésus Maria , avec une croix ?
Jeanne. — Sur aucunes oui, sur d'autres non.
Quelquefois je mettais une croix en signe que celui de mon parti à qui j’écrivais ne fit pas ce que je lui écrivais.
Plus tard, lorsqu’on lui donna lecture de l’acte d’accusation, l’évêque Cauchon, lui ayant demandé :
1 32 PRISE DE JEANNE d'aRC DEVANT COMPÏÈGNE.
« Est-ce que ce sont sainte Catherine et sainte Marguerite qui vous ont fait user pour vos lettres des noms de Jésus et de Maria? » Elle répondit: « Si j'ai mis sur mes lettres Jésus Maria , c’est parce que j’ai été conseillée de le faire par des gens de mon parti. Dans quelques-unes, je mettais Jésus Maria; dans d’autres, non. »
Revenons maintenant au départ de Jeanne d'Arc de Compïègne.
La situation des esprits, à ce moment, a été si nettement caractérisée par J. Quicherat, que je ne saurais mieux agir que de reproduire, sans y rien changer, l’exposé qu’il en a fait :
« Dès le lendemain du sacre de Charles VII, écrit-il, deux politiques entièrement opposées furent en lutte. D'une part, la Pucelle voulait continuer sa marche victorieuse, reconquérir Paris, réduire les Bourguignons et les Anglais à subir la loi du roi de France, remis en pleine possession de sa couronne. Elle affirmait pouvoir faire cela en peu de temps, et tout donne à penser qu’elle ne se trompait pas.
« L’opinion des conseillers de Charles VII était, au contraire, qu’il fallait suspendre toute agression et négocier avec le duc de Bourgogne pour amener sa réconciliation avec le roi, parce qu’on ne pourrait venir à bout des Anglais, suivant eux, que lorsque la division aurait cessé dans la maison de France.
« On vit à l’épreuve ce que valait ce dernier parti, qui fut malheureusement celui qui prévalut. Outre que les démarches, pour arriver à la réconciliation, prolongèrent de six ans l’état de guerre civile et étran-