SCÈNE XX
LES MÊMES , les deux COLONELS , et TElat-major.
Faites avancer le parlementaire.
l'étoile, montrant Câlinas.
Le voilà, mon colonel; et si les misérables que nous allons
combattre n'avaient pas plus de courage
CALINOS , à genoux.
Grâce ! grâce î au moins de la vie ! LE COLONEL.
Que signifie ?
L'ÉTOILE
Cet homme n'est autre que le domestique du parlementaire.
Est-il possible I
CALINOS.
Ah ! ne m'en voulez pas , mon officier.
Songe que ton sort est dans mes mains , et qu'un aveu sincère peut seul te sauver.
Eh! mon Dijeu , je né^ demanderais pas mieux que de vou* dire quelque chose, mais je ne sais rien du tout. Ah I tenez»
cppcnriant, voilà toujours ut7e lettre qufi deux soldats de votre ca)up m'ont remise pour le Goiiiniandat)t de Tarifa. l.E COLONEL.
Donne. (Il lit et semble fort af^Uc.) Quelle lioneur! braves soldats, qui êtes, ainsi que moi, préparés à verser jusqu'à la derîiière goutte de votre s-ailg pour la gloire de notre prince et de notre patrie , c'est en votre pre'sence que je veux démasquer les traîtres