I. lions les cours d'F.cosse, la dcfctMC l'i !.il>lit
d'abord dam un mémoire ou i>:rii.< remis au\ juges |>3r l'avocat de la partie, a. m,
SCOTT
à maintenir son autorité; et il paraissait assez probable que ce qui semblait aux parents des victimes un massacre sans motif ni provocation, fût considéré tout autrement dans le cabinet de Saint-James. On pouvait y faire Valoir que , au total , le capitaine Porteous était dans l'exercice de fonctions a lui confiées par une autorité compétente, l'autorité civile; qu'il avait été assailli par la populace, que plusieurs de ses gens étaient restés sur le pavé, et qu'enfin , en repoussant la force par la force, il pouvait fort bien n'avoir voulu que se défendre lui-même tout en faisant son devoir.
Ces considérations , très-puissantes en elles-mêmes, firent craindre aux spectateurs qu'on n'eût commue la peine. Aux différents motifs qui pouvaient intéresser le pouvoir en faveur du capitaine, les dernières classes du peuple en ajoutaient un autre non moins puissant à leurs yeux : leur haine contre Porteous leur avait fait dire que , tout en réprimant avec la dernière sévérité les moindres excès des pauvres , non seulement il fermait les yeux sur les désordres des riches et des jeunes nobles, mais encore leur prêtait l'appui de son autorité dans des folies scandaleuses que son devoir était principalement de réprimer. Ce soupçon , peut-être fort exagéré, n'en fit pas moins une profonde impression sur l'esprit de la populace; et quand on apprit que plusieurs personnes de distinction avaient présente une pétition pour recommander Porteous à la clémence royale , on supposa généralement qu'il devait cette faveur, non à leur conviction qu'il était trop sévèrement puni .
mais à leur crainte de perdre un complaisant témoin de leurs débauches. Il n'est pas besoin de dire combien ce soupçon augmenta la haine du peuple contre le coupable, et sa crainte de le voir échapper à la sentence rendue contre lui.
Pendant que ces questions se débattaient parmi les spectateurs, le silence d'attente qui avait régné jusqu'alors faisait place à un murmure sourd et
LA PRISON DU prolongé , semblable à celui de l'Océan avant la tempête; et la foule, comme si ses mouvements eussent répondu à l'agitation des esprits, flottait dans tous les sens, sans cause visible d'impulsion, comme les ilôts soulevés par des vents contraires. La nouvelle que les magistrats avaient long-temps hésité à rendre publique, fut enfin annoncée , et se répandit avec la rapidité de l'éclair. On avait reçu un ordre de Sa Grâce le duc de Newcastle, secrétaire d'état, annonçant qu'il plaisait à la reine Caroline, régente du royaume pendant l'absence de George II , alors sur le continent, que l'exécution de la sentence de mort prononcée contre John Porteous, ex-capitaine-lieutenant des gardes de la cité d'Edimbourg , et présentement retenu prisonnier dans cette ville, fût différée de six semaines à compter du jour fixé pour l'exécution.
Cette nouvelle fut accueillie par un cri ou plutôt un rugissement d'indignation et de rage, semblable à celui d'un tigre à qui son gardien vient arracher sa proie au moment où il va la dévorer. Cette terrible clameur semblait présager l'explosion soudaine de la fureur populaire:
les magistrats s'y étaient attendus, et avaient pris les mesures nécessaires pour réprimer le désordre. Mais les cris ne recommencèrent point , et le tumulte qu'ils devaient faire craindre n'eut pas lieu. La populace semblait honteuse de n'avoir manifestésa rage que par une vaine exclamation , et le bruit fit place , non pas au silence qui régnait avant l'arrivée de ces étonnantes nouvelles , mais à de sourds murmures qui s'élevaient de tous les groupes, et se perdaient au-dessus de ' l'assemblée. Cependant la populace ne se séparait point : elle restait immobile, jetant des regards furieux sur l'inutile appareil du supplice, et s'excitant à l'indignation en rappelant les droits qu'aurait eus Wilson à la clémence royale, si on avait fait valoir les motifs véritables de son crime et sa générosité envers son complice.
« Cet homme, disait-on , si brave , si
résolu , si généreux, a été mis à mort sans pitié pour avoir volé une somme d'argent qu'il pouvait presque regarder comme son bien ; et l'infâme satellite qui a profité d'un léger tumulte , ordinaire eu pareilles circonstances , pour verser le sang de vingt de ses concitoyens, est jugé digne d'obtenir sa grâce de la prérogative royale ! Le souffrirons-nous? nos pères l'auraientils souffert? ne sommes-nous pns , comme eux, Écossais et citoyens d'Edimbourg ? »
Les officiers de justice commencèrent alors à enlever l'échafand , espérant par là accélérer la dispersion de la multitude. En effet , à peine la fatale potence futelle retirée du large piédestal ou soubassement en pierre dans lequel elle était fixée, à peine se fut-elle abaissée lentement sur la charrette destinée à la transporter à l'endroit où on la déposait d'ordinaire , que la populace , après avoir de nouveau exprimé son indignation par un cri de rage , se dispersa lentement pour retourner à ses travaux ordinaires.
Les fenêtres furent de même abandonnées successivement , et l'on vit les curieux d'une classe un peu plus élevée se former en groupes, et attendre, pour regagner leurs maisons, que la foule fût écoulée. Contre l'usage presque général, ces personnes sympathisaient avec les sentiments des classes inférieures, et regardaient cette cause comme celle de toute la ville. En effet, comme nous l'avons déjà dit , ce n'était pas parmi les spectateurs du dernier rang ou les plus disposés à se soulever lors de l'exécution de Wilson , que la fatale décharge des soldats de Porteous avait fait le plus de victimes ; plusieurs personnes qui ne pouvaient faire partie des perturbateurs et qui tenaient un certain rang, avaient été tuées aux fenêtres : aussi les bourgeois, ressentant vivement les malheurs qu'ils avaient à déplorer, d'ailleurs fiers et jaloux de leurs droits, comme l'ont été de tout temps les citoyens d'Edimbourg , s'indignaient du sursis accordé à Porteous.
WALTER SCOTT
On remarqua alors , et on se rappela mieux encore dans la suite, que, tandis que la populace se dispersait, on avait vu divers individus a'Ier d'un groupe a l'autre, sans s'arrêter long- temps nulle part, et dire tout bas quelques mots à ceux qui paraissaient déclamer ave* le plus de violence contre la conduite du gouvernement. Ces agents si actifs semblaient être des gens de la campagne, et passaient généralement pour d'anciens amis et associés de "Wilson , qui étaient fortement exaspérés contre Porteous.
Toutefois, si leur intention était d'exciter i\\\ soulèvement, ils échouèrent, au moins pour le moment. Tous les spectateurs se retirèrent paisiblement ; et ce n'était qu'a l'expression de colère empreinte sur leurs traits, et aux discours qu'ils tenaient , qu'on eut pu conn u'tre l'état es esprits. Pour mettre le lecteur à même d'en juger par lui-même, nous nous introduirons dans un des nombreux groupes qui gravissaient péniblement la rue montante de "West-Row1 pour regagner leurs demeures dans Lawn-Market.
« C'est une chose horrible, mistress Howden , » disait le vieux Plumdamas 2 à sa voisine la mercière, en lui offrant son bras; « c'est une chose horrible de voir les gens en place à Londres lâcher sur une ville paisible un réprouvé comme ce Porteous !
— Etde penser au chemin qu'ils nous ont fait faire inutilement, » reprit mistress Howden en poussant un soupir.
« J'avais une si bonne place à une fenêtre tout près de l'cchafaud ! Je n'aurais pas perdu une seule des paroles du Ministre. Et j'ai payé douze sous pour ne rien voir !
— Jccrois, répondit M. Plumdamas, (pie ce sursis n'eût pas eu lieu sous les anciennes lois écossaises, q.iand le royaume était un royaume.
— Je ne connais pas trop la loi, mais
i. \nm d'une rue dont la pente est lrès-ra>
pi<l<\ A. M.
•>.. l'Iiim.l miiit , prwnren de Dumas. Ce ••'>brii|ut i nous désigne au rpicicr. «. B
je sais que, quand nous avions un roi. un chancelier et un parlement à nous, nous pouvions leur jeter des pierres lorsqu'ils n'agissaient pas bien; mais quels ongles pourraient atteindre jusqu'à Londres?
— Maudit soit Londres et tout ce qui envient! » dit miss (Jrizell Dainaboy.
vieille couturière. « En nous enlevant notre parlement, ils ont rtu'aé notre commerce. Nos gens du bon ton croient à peine qu'une aiguille écossaise puisse coudre des manchettes a une chemise, ou une dentelle a une cravate.
— (l'est vrai, miss Damahov, reprit Plumdamas, et j'en connais mène qui tirent leurs raisins de Londres. C'est de là qu'est venue, cet'e armée de jaugeurs anglais et. de douaniers pour nous tourmenter, de sorte qu'un honnête homme ne peut amener le moindre baril d'eau-de-vie de Lr-ith a Lawn«Marbet, sans s'exposer a le voir saisir et a paver l'amende. Je :i'<\nise pas André Wilson d'avoir porté la main sur ce qui ne lui appartenait pas; mais s'il n'a pas pris plus qu'on ne lui avait pris, il doit v avoir devant la loi une grande difter encê entre cette action et le crime de ce Porteous.
— Si vous parlez de loi, dit mistress Howden, voici M. Saddletree qui peut vous en parler aussi savamment que pas un homme du métier.»
M. Saddletree, personnage d'un certain âge, a l'air grave, coiffe d'une superbe perruque, et vêtu d'un habit noir fort propre, survint à ces paroles, et offrit poliment son bras à miss Oamahov.
Il n'est pas hors de propos d'apprendre au lecteur que M. Rarthotin Saddletree tenait une boutique fort renommée les bornais, seiles. ete., etc., .1 l'enseigne du Cheval- d'Or, à l'entrée de Bess- V. • nd ; : mais son génie comme il le disait, et comme le pensaient aussi la plupart de ses voisins) se ton ruait plutôt v< ri la jurisprudence, et il ne manquait jaii) h . de suiv iv les procès et les plaidoyers
'!. Bes.t- Il ind. On appelle "'"'' '<"* rue* 1 i turluuuees d'IUiiubourj;. a. m.
LA PRTSON DTI des avocats, dans la cour de justice, voisine de chez lui, où, à dire vrai, on le trouvait plus souvent que ne l'eût permis l'intérêt de son commerce; mais il avait une femme active et laborieuse, qui déployait, en son absence, un talent admirable pour contenter ses pratiques et gourmander ses ouvriers. Elle avait coutume de laisser l'esprit de son mari suivre son penchant et augmenter à loisir le trésor de ses connaissances en jurisprudence, pourvu qu'en revanche il lui abandonnât tout pouvoir sur le département des affaires domestiques et commerciales. Aussi, comme Hartholin Saddle'ree avait une immense provision de paroles, qu'il prenait pour de l'éloquence, et qu'il prodiguait à la société au milieu de laquelle il vivait, avec une profusion quelquefois importune, les plaisants interrompaient parfois sa rhétorique par cette espèce de dicton, que s'il avait un cheval (for sur son enseigne, il avait une jument blanche1 dans sa bou/ique. Ce reproche engagea M. Saddletree a prendre en toute occasion, avec sa femme, un ton de supériorité, ce qui paraissait la toucher fort peu ; mais s'il voulait réellement faire quelque acte d'autorité, elle ne manquait jamais de se mettre en insurrection déclarée. Bartholin la poussait rarement à cette extrémité; car, comme le bon roi Jacques, il tenait plus à parler de son autorité qu'à l'exercer en réalite. Cette tournure d'esprit, au reste, lui fut très -profitable, car sa fortune augmenta, sans embarras pour lui et sans qu'il interrompît ses études favorites.
Pendant que nous donnions cette explication au lecteur, Saddletree exposait avec une grande précision la loi applicable a l'affaire dePorteous, et il arriva à cette conclus-ion que, si Porteous eut tiré cinq minutes plus tôt, avant que la corde du gibet eût ete coupée, il eût été versans in ticito, c'est-à-dire qu'il
i. Jument Manche, un plutôt jument giîxe, se cl il d'une l'eiuuiu qui gourmande sans cesse sou niaii. a. m.
eût fait un acte légal et n'eut mérité gu'une punition beaucoup plus légère, propter excessum, ou pour manque de discrétion.
« Pour manque de discrétion ! •> s'écria mistress Howden qui ne comprenait rien, comme on peut le croire, à cette distinction. « Quand donc John Porteous a-t-il montré de la politesse, de la discrétion, ou de bonnes manières? Est-ce quand son père...
— Mais, mistress Howden, dit Saddletree.
— Je me rappelle que sa mère
dit miss Damahoy.
— Miss Damahoy! » dit d'un ton suppliant l'orateur intP"»,oinpu.
« Et quand sa femme.... dit Plumdamas.
— Monsieur Plumdamas, mistress Howden, miss Damahov, » dit de nouveau l'orateur d'un ton suppliant, « comprenez donc ma distinction , comme dit l'avocat Crossmyloof. Je distingue, ditil ; or donc, le corps du criminel ayant été jeté à terre, et l'exécution étant terminée, les fonctions de Porteous avaient cessé; l'acte qu'il était chargé de protéger étant accompli . il n'était pas plus que cuivis ex populo 2.
— (Juivis , quivis, monsieur Saddletree, avec vi tre permission , >• dit ( en appuyant avec emphase sur la première syliabe) M. Butler, sous-maitre d'école dans une paroisse près d'Edimbourg, qui arrivait à cet instant et veuait d'entendre ce solécisme.
« Pourquoi m'interrompre , monsieur Butler? Ce n'est pas que je ne sois bien aise de vous voir; mais sachez que je parle d'après l'avocat Crossmyloof, et il a dit cuivis.
— Si l'avocat Crossmyloof a employé le dat;f pour le nominatif, il a mérité le fouet; il n'est pas de bambin sur les bancs qui n'eut reçu des férules pour une faute aussi grossière contre la grammaire.
— Je parle latin en légiste, monsieur Butler, et non en maître d'école.
i. Oui que ce soit parmi le peuple, a. m.
— Pas même en écolier , monsieur Sadd'etree.
— IVimporte; ce que je veux dire, c'est que Porteous est devenu passible de pivna extra ordinem , de la peine capitale, c'est-à-dire, en bon écossais, de la potence, paire qu'au lieu de faire feu pendant qu'il était encore dans l'exercice de ses fonctions, il a attendu que le cadavre eut été détaché; l'exécution qu'il avait ordre de surveiller terminée , il était lui-même déchargé des fonctions qu'on lui avait conliées.
-Mais, monsieur Saddletree , dit Plumdamas , pensez-vous réellement que l'affaire de Porteous eût été moins mauvaise s'il avait fait feu avant qu'on lui eût jeté des pierres?
— Sans aucun doute, voisin; car il était alors dans l'exercice de ses fonctions et de son autorité légale, l'exécution n'étant que commencée , ou au moins non achevée, complètement terminée; mais, après que la corde eut été coupée, il était sans aucune espèce de pouvoir, et n'avait plus qu'à se retirer avec ses gardes, en montant West-Bow aussi vite que s'il eut été poursuivi par un arrêt. La loi est formelle, je l'ai entendu expliquer par lord Vincovincentem.
— Vincovincentem ! est-ce un lord d'Etat, ou un lord de session? demanda mistress Howden '.
— (l'est un lord de la cour des sessions. Je fréquente peu les lords d'Etat ; ils m'accablent de frivoles questions sur leurs selles, leurs croupières, leurs arçons, me demandent combien ils coûteront, le jour OÙ ils seront prêts, (le sont de véritables oisons à cheval. Ma femme suffit pour les servir.
-Et de même elle a pu, dans son temps, être du <oùt du meilleur lord du jpays, quelque peu d'estime que vous fassiez d'elle, monsieur Saddletree, » dit mistress Howden, indignée du ton méprisa ni dont on parlait de sa commère. « Quand elle et moi nous étions
i l " noble l'apprlnl un lord d'hta'i 1rs membres du collège de justice prenaient le nom
de l ■ l de ■ .-•..;. <■•> <lu liège.
SCOTT
jeunes fiiles, nous ne pensions guère tomber sur deux maris comme mon vieux David Howden, ou comme vous, monsieur Saddletree. »
Pendant que Saddletree, qui n'était point prompt à la réplique, se creusait le cerveau pour îépondre a une attaque aussi vive, miss Damahoy écarta cette discussion.
«A propos de lord d'État, dit-elle, vous devez vous rappeler la cavalcade du parlement, monsieur Saddletree, dans le bon vieux temps, avant l'Union. Beaucoup de gens fort riches dépensèrent leurs revenus d'une année en harnais, en robes brodées et en manteaux couverts de brocarts, et tant d'autres objets que j'avais brodés.
— C'est vrai , et alors on voyait de bons repas, avec des confitures liquides ef sèches, et des fruits secs de toutes sortes, répondit Plumdamas. Mais l'Ecosse était l'Ecosse a!ors.
— Je vous dis, voisins, reprit mistress Howden, que je croirai que l'Ecosse n'est plus l'Ecosse, si nos patients Écossais supportent tranquillement l'affront qu'on leur fait aujourd'hui. Ce n'est pas seulement le sang répandu, mais encore celui qui aurait pu l'être, qui demande vengeance; l'enfant de ma fille, le petit Eppie Dairle. vêtait... c'est mon i:rand, que vous connaissez, miss Grizell. Il avait fait l'école buissoanière. comme font les écoliers, monsieur Butler.
— Ce qui devrait leur valoir une bonne correction de la part de ceux qui leur veulent du bien, repartit M. Butler.
— Il était juste au pied de la potence, pour voir pendre le condamné, comme cela est naturel : n'aiirait-il pas bien pu attraper un coup de fusil comme un autre? Qu'est-ce que j'aurais fait alors? Je voudrais bien savoir ce que dirait la reine Carline puisque c'est son nom) si elle avait eu un de ses enfants dans rue pareille bagarre !
— Il est probable, repondit Butler, que cela ne l'aurait que peu affligée.
— Eh bien ! je vous dis que si j'étais
homme, je voudrais avoir satisfaction de ce Porteous, quoi qu'il en arrive, quand tous les carlins et toutes les car- Iines d'Angleterre auraient juré le contraire.
— J'arracherais la porte de la prison avec mes ongles, dit miss Grizell.
— Mesdames, dit Butler, vous parlez bien, mais je vous engage à parler plus bas.
— Parler plus bas ! » s'écrièrent en même temps les deux femmes ; « on ne parlera pas d'autre chose de Weig-House à Water-Gate ', jusqu'à ce que cette affaire soit terminée. »
Les deux femmes se retirèrent alors dans leurs maisons; quant à M. Plumdamas et aux deux autres hommes, ils allèrent boire leur coup de midi (un verre d'eau-de-vie) dans une taverne à porte basse, bien connue dans Lawn-Market.
M. Plumdamas les quitta ensuite pour se rendre à sa boutique, et M. Butler, qui avait par hasard à faire arranger sa férule (dont le< écoliers, dans cette journée à événements, avaient mérité l'usage), descendit Lawn-Market avec M. Saddletree, parlant tous deux à la fois, l'un des lois de l'Ecosse, l'autre de celles de la syntaxe.