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premier à bon marché pour gagner la prat que. Fiez-vous à moi pour trouver un avocat... Il ne sera pas mal de leur donner le moi s possible de notre argent... Apres tout, ce n'est que le souffle de leurs bouches, cela ne leur coûte rien , tandis que dans mon malheureux métier de sellier- harnacheur, nous donnons des sommes énormes pour acheter des cuirs.
— ISe puis-je être d'aucune utilité ?
dit Butler. Hélas ! je ne possède que l'habit que je porte; mais je sais jeune... je dois beaucoup a cette famille... -Ne pui -je faire quelque chose?
— Vous pouve.. nous aider à chercher des témoins, dit Saduletree; si nous en trouvions un seul qui pût témoigner qu'elle lui a dit le moindre mot de sa grossesse, elle serait tirée d'affaire; î\l. Crossmyloof me I a assuré. Les avocats du roi ne peuvent être forcés de fournir une preuve positive... Est-ce positive ou négative qu'il m'a dit?...
C'était l'un ou l'autre, j'en suis sur , mais cela est de peu d'importance.
Ainsi le défendeur doit prouver les faits sur lesquels il a puie sa défense. Cela ne peut pas se faire autrement.
— Mais levait, monsieur, dit Butler, le fait que la pauvre ii lie a mis au monde un enfant, sûrement c'est au ministère public à le prouver? »
Saddletree garda un moment le silence, tandis que le visage de Dumbiedikes qui se tournait, comme s'il eut été place sur un pivot, tantôt vers l'un des interlocuteurs, tantôt \ers l'autre, prit un air plus satisfait.
« Mais... oui... » dit Saddletree après avoir long-tem^s hésité, «sans doute il faudra le prouver, et la cour rendra pour cela un jugement interlocutoire, dans la forme ordinaire. Mais j'imagine que la preuve est toute faite , car elle a confesse sa faute.
— Elle a coniessé le meurtre? » s'écria Jeauie en poussant un cri qui*4es fit tous tressallir.
« Non pas , dit Saddletree ; elle a avoué la naissance de l'enfant.
SCOTT
— Et qu'est-il devenu ? dit Jeanie ; car je n'ai pu tirer d'elle que des soupirs et des pleurs.
— Elle dit qu'il lui a été enlevé par la femme chez laquelle il est né , et qui l'a assisté dans son accouchement.
— Et quelle est cette femme? dit Butler; par son moyen nous découvririons sans doute la vérité... Quelle est-elle? Je vais la trouver sur-lechamp.
— Je voudrais, dit Dumbiedikes, être aussi jeune et aussi agile que vous , et avoir comme vous le don de la parole.
— Quelle est ce/te femme? » demanda encore Butler avec impatience.
« Efïïe seu e le sait, dit Saddletree; elle a été interrogée, et a refusé de répondre sur ce sujet.
— Alors je vais trouver Effie. Adieu, Jeanie , » dit Butler. Puis , s'approchant d'elle : « Ne faites pas de démarche inconsidérée avant d'avoir de mes nouvelles, adieu; » et aussitôt il quitta la chaumière.
« J'irais bien aussi , » dit le laird d'un ton d'inquiétude et de jalousie; « mais quand il s'agirait de me Sauver la vie, ma jument ne me porterait pas ailleurs que de Dumbiedikes ici, et d'ici à Dumbiedikes.
— Vous leur serez plus utile, » dit Saddletree comme ils sortaient ensemble, « en m'en voyant les trente livres.
— Trente livres?» dit avec hésitation Dumbiedikes, qui ne voyait plus les veux qui avaient enflammé sa uénérosilé; « je n'ai promis que vingt livres.
— Oui. dit Saddletree, mais avec reserve d'augmenter vos offres, et nous les avez portées jusqu'à trente.
— L'ai-je fait ? je ne croyais pas l'.ivi ir fait, repondit Dumliiedikes ; mais ce que j'ai dit, je le tiendrai. » Puis, montant à cheval avec quelque difficulté, il ajouta : ■ Ya\e/-\ons pas vu que quand elle pleurait , les yeux de la pauvre Jeanie hril aient comme des perles, monsieur Saddletree.'
— Je ne regarde guère les yeux des femmes, répondit Bartholin, el je m'en soucie peu. Je voudrais n'avoir plus à m'occuper de leur langue ; quoique peu de femmes, » ajouta-t-il, sentant la nécessité de conserver sa réputation de mari , « soient aussi soumises que la mienne. Je ne lui permets ni rébellion ni crime de lèse-majesté contre mon autorité souveraine. »
Le laird ne vit rien d'assez important dans cette observation pour exiger une réponse ; il échangea un salut avec Saddletree, et ils se séparèrent pour suivre chacun leur chemin.