DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE CINQUIÈME
fluence spirituelle. Et ainsi le Christ, pour nous servir des paroles d'un docteur, « est une hypostase et une subsistance sur laquelle les justes sont appuyés et qui les supporte tous; et l'esprit qu'il a reçu de son Père les vivifie par une merveilleuse extension et les fait enfants de Dieu; de sorte que, quand bien même les saints seraient infinis en nombre, il pourrait les vivifier tous 1 ».
« Tout cela a été fait, conclut l'apôtre saint Jacques, pour que nous soyons comme les prémices des créatures de Dieu, c'est-à-dire ce qu'il y a de principal dans ses créatures; car celles que Dieu estime le plus entre toutes et les principales à ses yeux sont ses enfants adoptifs» CEcumenius lit : « Pour que nous soyons les premiers et les plus honorés. » Il n'y a pas, entre toutes les pures créatures, de dignité plus excellente et de plus grand honneur que d'être enfant de Dieu. Bède dit : « Pour que nous soyons les meilleures de toutes les créatures. » Une pure créature, en effet, ne peut participer à rien de meilleur qu'à l'adoption. Aussi un enfant de Dieu doit toujours être meilleur que tous; il doit être saint, il doit être divin.
1 Lsss. De per/ect. div. y c. H , n. 76.
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