‹ La prix de la graceChapitre 177 sur 221 · DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE HUITIÈME

d'un amour invincible; et ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés et les vertus célestes, ni le présent, ni l'avenir, ni la violence de la force , ni la hauteur du ciel , ni la profondeur de l'enfer, ni aucune créature imaginable ne pourra nous séparer de la charité de Dieu. Le ciel sans la charité n'est pas à désirer; et l'enfer avec elle n'est pas à craindre. Que les créatures s'unissent, que les éléments s'arment, que les hommes se liguent, ils ne doivent pas nous séparer de la charité de Dieu. Quand bien même les dominations du ciel et toutes les armées des anges s'enrôleraient pour faire la guerre à l'ami de Dieu, cette coalition ne devrait pas le faire faiblir dans sa résolution de demeurer attaché au Seigneur; car dans son cœur se trouve fermement établie la pensée fixe d'être un ami loyal et d'aimer éternellement ce Dieu tout-puissant qui, de toute éternité, nous a aimés d'une manière si excessive. Faisons pour lui ce que nous pouvons, et désirons faire plus que nous ne pouvons; car « la charité , dit saint Anselme , ne manque pas de vouloir ce qu'elle peut, et elle veut toujours plus qu'elle ne peut 1 » .

1 Ub. I, c. uot.

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