‹ La prix de la graceChapitre 4 sur 221 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

L'illustre évéque dit encore : « J'ai lu ce livre avec beaucoup de dévotion; j'y ai trouvé beaucoup à admirer. La piété de l'auteur m'est connue. Je juge qu'il a rendu à l'Eglise un service signalé , en mettant au jour ce volume. n Et le Père de Castro : « Ce livre sera pour les fidèles d'un remarquable profit , et gagnera beaucoup d'âmes à la perfection delà vie chrétienne, en leur inspirant l'horreur du péché qui prive des incomparables trésors de la grâce. *

Ces lignes écrites il y a plus de deux siècles suffiront pour fixer le lecteur sur la valeur de l'ouvrage.

En voici au reste l'analyse :

LePèreNieremberg entre tout desuite dansspnsujet : pour inspirer le désir de connaître le prix de la grâce , il déplore en termes rapides mais éloquents le mépris qu'on en fait communément ; puis il révèle l'ensemble du traité dans une merveilleuse définition de la grâce dont les cinq livres ne sont que le développement.

Premier livre. Dans des notions générales le Père Nieremberg élève comme par degrés le lecteur à la contemplation d'un trésor si divin ; il montre la grâce placée au-dessus de toutes les œuvres de la nature, supérieure à tous les miracles de Jésus-Christ, et dominant toutes les autres œuvres de Dieu. 11 s'envole ensuite d'un qoup d'aile au sein de ces incomparables hauteurs, explique, autant qu'on peut le faire, l'être divin de la grâce , et montre celui qui la possède uni par un lien de parenté avec Dieu, participant d'une manière sublime à sa nature et à ses biens , dans une plénitude incomparable : par la grâce notre entendement et notre volonté sont divinisés autant que

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