INTRODUCTION
vit', l'honneur des citoyens et à venger la société de ceux cjui commettent des crimes et qui violent ainsi les lois que celle-ci s'est données pour assurer son pacificjue développement, comme la sécurité dont elle a besoin pour son existence ? Oui, le droit criminel c'est tout cela ; il est intimement mêlé à l'histoire et à la vie politique des peuples civilisés. Si, d'un côté, il pourvoit à la punition des criminels, de l'autre il offre aux accusés la plus grande liberté dans leurs moyens de défense.
Ceux qui sont chargés d'administrer cette partie de nos lois ont une responsabilité plus grande que les juges c{ui n'ont à décider que des litiges civils où le code ne leur laisse presque aucune discrétion; c'est différent en matière criminelle oii les juges ont une immense latitude cjui rend leur tâche et leur responsal)ilité beaucoup plus lourdes. Comme on le voit, ces derniers remplissent des fonctions aussi importantes que les premiers ; si la cour qu'ils président s'appelle inférieure, c'est simplement parce (|u'ils tiennent leurs commissions des gouvernements ])r()vinciaux tandis que les autres les re(;oivent du gouvernement fédéral et que leur traitement est plus élevé. C'est tout simplement une question protocolaire.
Autrefois, avant la mise en force du code, notre droit criminel n'était que la reproduction de certains statuts anglais et l'application du droit com-