Elle consiste dans trois choses
lo Le prisonnier qui se tient à la tribune des accusés est interpellé par son nom afin de constater son identité ;
2o On lui lit ensuite l'acte d'accusation ; 3o Le greffier de la cour lui demande s'il est coupable ou non coupable de l'offense qui lui est imputée.
356. Il peut plaider non coupable ou produire un plaidoj^er spécial à l'acte d'accusation ; s'il refuse de plaider, stands mute, la cour ordonnera de faire entrer un plaidoyer de non coupable (art. 900).
357. Les arts. 901 et 903 pourvoient aux délais que le tribunal peut accorder à l'accusé pour plaider, s'il donne des raisons valables.
358. Les seuls plaidoyers spéciaux permis par le code sont les suivants : autrefois acquit, autrefois convict et le pardon par le souverain, ainsi que les moyens de défense dans le cas de diffamation écrite. Tous les autres moyens de défense peuvent être invoqués sous le plaidoyer général de non coupable (art. 905).
359. Les plaidoyers spéciaux peuvent tous être invoqués en même temps, et, la cour doit en disposer avant que l'accusé soit tenu de produire un autre plaidoyer. Si ces moyens sont écartés, il peut alors plaider non coupable.
360 S'il est démontré que l'accusé est vraiment muet visitatione Dei, par la visite de Dieu, la cour devra employer tous les moyens à sa disposition pour lui faire bien comprendre la nature de l'accusation qui pèse sur lui.
36L II arrive quelquefois que l'accusé plaide coupable : les tribunaux acceptent ce plaidoyer avec répugnance quand le crime implique la peine capitale ; ils avisent le prisonnier de retirer ce plaidoyer et d'y substituer celui de non coupable. Un plaidoyer de