CHAPITRE PREMIER
Les Auxiliaires de la Justice
Les personnages nommés « auxiliaires de la Justice », partout nécessaires et existants sont, en France, étroitement spécialisés, et par conséquent, fort nombreux : avocats, qui plaident ; avoués, qui postulent et concluent ; greffiers, qui conservent les décisions de Justice; huissiers, qui assurent la liaison entre avoués et greffiers, et l'exécution des jugements (1).
Cette pléthore n’est pas le seul défaut du système français : toutes ces personnes, à part lés avocats, exercent leur profession sous le régime désuet de la vénalité des charges : et l’on peut craindre, étant donnés les prix souvent exagérés auxquels elles achètent leurs offices, que, dans le but en soi fort légitime d’en retirer un revenu rémunérateur, elles ne se laissent parfois aller à multiplier inutilement les
(1) Cf. GARSONNET, Traité : relativement aux officiers ministériels, $ 209 et s., t. 1, p. 360 et s.; relativement aux avocats, $ 248 et s., t. 1, p. 412 et s.; GLASSON, TissieR et MOREL, Traité, noitfé ets, +4 p. 27T.et s.; et n°°127%et.s; t. 1,-p. 315%et:s;; BARRÈRE : Sur l'avenir de la profession d’avoué dans l’organisation judiciaire, thèse, Toulouse, 1933.