‹ La Procédure de Droit Commun devant les juridictions françaises du MarocChapitre 19 sur 94 · RS (UE · texte numérisé non relu

RS (UE

Les candidats doivent être âgés de vingt-quatre ans au moins, et être en mesure d’exercer la pro-

fession.

Enfin, ils doivent avoir accompli, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en France ou dans une colonie française, un stage.

Etant donné l'intérêt des dispositions du dahir de 1924 se rapportant à cette matière, nous lui consacrerons un paragraphe spécial.

Le stage au Maroc. — Le texte marocain a fait preuve, en ce qui concerne le stage, d’une particulière prudence : il a voulu en faire un noviciat à la fois efficace et inoffensif.

Il marquait un sensible progrès sur le décret français de 1920 : ce dernier ne fixait aucune condition d'âge à l’admission des candidats au stage ; n’obligeant les stagiaires qu’à fréquenter les audiences et à suivre les exercices de la Conférence, il omettait de les astreindre à un travail effectif et contrôlable près d’une personne ou dans un organisme déterminé ; enfin, les articles par lesquels il limitait l’exercice de leur activité étaient incomplets et trop vagues pour

que l’on pût songer à les appliquer sérieusement.

Ces critiques ont paru si justifiées que l’on a modifié, par un nouveau décret, en date du 15 novembre 1930, le texte de 1920. Depuis lors, les stagiaires de France doivent travailler, pendant un an au moins, dans un cabinet d’avocat, une étude d’avoué ou de notaire, ou au Parquet. Durant la première année, ils ne peuvent plaider ou consulter que sur commission d'office. S'ils sont inscrits dans une étude d’avoué ou de notaire, ils ne peuvent plaider. A l'expiration de la

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