Né en
lofi LA PROCHAINE GUERRE
dait en 1870 une division mixte d'infanterie et de cavalerie. Il ne faut pas le confondre avec son père, frère du roi Guillaume et commandant général de la cavalerie. Celui-là est mort en 1872.
Le xie corps a conservé son général de 1870, fon Bose, qui prit une grande part à la bataille de Reischofîen, en occupant la colline du Gunstett, d'où son artillerie foudroya les Français, qui ne purent le déloger. Le 1er septembre, de très grand matin, il franchit la Meuse à Donchery pour couper à Mac- Mahon la route de Mézières, lança bien lu avant son artillerie et sa cavalerie et jusqu'à l'arrivée de son infanterie en imposa au général Douay, ce qui d'ailleurs n'était pas bien difficile. Pendant le siège de Paris, le xie corps ne prit part qu'à des engagements de peu d'importance. Une de ses divisions, la 22e, fut détachée à l'armée allemande de la Loire.
Georges, prince héréditaire de Saxe, a le commandement de l'armée saxonne, qui forme le xnc corps. A Sadowa, il combattit contre les Prussiens. L'intervention de la France sauva l'indépendance de la Saxe, qui fut englobée dans la confédération du Nord au lieu d'être purement et simplement annexée à la Prusse. Gomme membres de la confédération, les Saxons firent la campagne de France aux côtés de leurs anciens ennemis. Le xne corps décida la victoire à Gravelotte en enfonçant le 6e corps français, attaqué de front par le xe corps et par la garde. A Sedan, à Champigny, à la Ville-Evrard, le xue corps joua un rôle important. Le prince avait pour chef
d'état-major le général Fabrice, aujourd'hui ministre de la guerre à Dresde.
A Berlin, le ministre de la guerre est le général fon Kamecke *. Il occupe la place du célèbre fon Roon, à ,qui l'Allemagne doit, tout autant qu'à de Moltke, l'organisation de sa nouvelle armée. Dans un pays où les spécialistes surabondent, on ne peut accuser M. Kamecke d'être un homme spécial. Tour à tour attaché à l'ambassade de Vienne et au ministère de la guerre, officier du génie, d'infanterie et d'état-major, il s'est battu contre les Autrichiens et contre les Français. Après avoir en 1870 commandé une division d'infanterie du vne corps, il fut chargé des sièges de Verdun, de Thionville et de La Fère, qu'il prit sans même se donner la peine de commencer les travaux d'approche. Appelé au quartier général de Versailles, il fit établir une partie des batteries qui bombardèrent Paris. Cela lui valut l'honneur de commander les troupes qui occupèrent un quartier de la ville. Que les Parisiens se souviennent!
Un autre, dont la France fera bien de ne pas oublier le nom, est le baron Ludwig fon der Tann, commandant du ier corps bavarois. La Bavière, qui s'efforce de garantir contre l'intrusion prussienne les restes de son autonomie politique et militaire, oppose la réputation de fon der Tann à celle des généraux prussiens. Tann naquit le jour de Waterloo, le 18 juin 1815. En 1848, 49 et S0, il servit