‹ La production agricole & forestière dans les colonies françaisesChapitre 28 sur 90 · PH · texte numérisé non relu

PH

Biiih-Tluiati et le Khanh-Hoa (200 hectares environ). Enfin en Cocliinchine, au Cambodge et au Laos le tabac est cultivé pour la consommation locale. Cependant nous avons noté en 1897 une exportationde2.682kilog.de tabac à destination du Siam.

Sans aucun doute la culture du tabac pourrait prendre de l'extension en Indo-Chine et rivaliser peut-être un jour avec relie des [ndcs néerlandaises (i).

Dans nos possessions de TOcéanie la culture du tabac est partout pratiquée pour les besoins locaux. Elle est relativement très répandue dans les îles Tahiti et Moorea. Ce produit n'est l'objet d'aucune exportation, si ce n'est dans les archipels Tuamotu et Gambier où la consommation du tabac est très importante. Le tabac indigène subit peu de préparation : après la récolte, les feuilles sont liées en carottes et livrées ainsi à la coiisoinmatiun ; sans doute, on obtiendrait un tabac plus honioj^ène et de meilleure qualité par un traitement approprié.

Si les espèces elles variétés cultivées ne sont pas partout les mêmes il serait facile, avecles moyens de communication actuels, (le remplacer les sortes médiocres cultivées dans un pays par les meilleures variétés. De tels essais d'acclimatation ont été tentés partout^ mais les qualités des tabacs récoltés paraissent tenir beaucoup plus à la nature du sol, au mode de culture et à la préparation qu'au choix des variétés et telle sorte, très estimée, iiHroduiLe dans un autre pays, pourra n'y donner qu'un tabac de qualité fort médiocre.

D'une note publiée par la Commission mixte des tabacs, i[ résulte que la combustibilité n'estpas indiquée, comme on le

(I) Les exportations de Java ont atteint les valeurs suivantes pour ces riernii'^nis un nées i

18[)i-lHSJ5. .

âl8.:i45 piculs

Page 1