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iSiri^lKîm, .
Én.liS —
J8ÎWÎ-1897.
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l}^ IndUche Mcrcuur, 1899, n^ 34. (Années du 1er juillet au 30 juin).
DANS' NOS COLONIES i09
croit souvent, parla couleur des cendres qui peuvent être hussi bien brunes que grises ; mais, dans les tabacs suffisamin**nt combustibles, les cendres contiennent toujours du carboiiaUj de potassium. La force du tabac dépend de la proportion de nicotine. Les engrais azotés augmentent cette proportion mais dans une faible mesure (1/2 à 1 0/0); l'espacement des plants paraît très important à ce point de vue et le tabac contîenl d'autant plus de nicotine que les plants sont plus espacés (augmentation de 20 à 50 0/0 pour réduction de 30.000 à 10.000 plants à rhectare) et que les feuilles ^ont moins nombreuses sur chaque plant.
En outre il n'est pas douteux que la préparation doit étn? l'objet d'une attention soutenue et qu'elle demande à être ex(> cutée avec la plus grande régularité, si on veut obtenir un tabac de qualité constante : c'est peut-être là le principal inconvénient de la culture du tabac dans nos colonies, car cbaquj* planteur veut préparer son tabac suivant la méthode quilui paraît la plus convenable. En tout cas, cette culture pourrait s'étendra beaucoup, non seulement pour la consommation locale, mais encore pour fournir une partie du tabac importé parla métropole.
Un peu plus d'élasticité dans notre commerce intérieur des tabacs serait très profitable aux colonies; rien ne s'opposerait à la vente de tabacs des colonies françaises dans les débits, avec indication de la provenance; et si le consommateur désire fumer un cigare de la Réunion, on ne voit pas très bien pour quelle raison il lui est impossible de satisfaire ce désir légitime, alors qu'il peuise procurer facilement du tabac et des cigares étrangers. Nous savons que la Chambre de commerce de la Réunion a déjà sollicité l'autorisation de mettre en vente, dans certains débits de France, sous sa responsabilité propre et sous le contrôle de l'Administration, des cigares fabriqués dans la colonie et nous ne pouvons que souhaiter de voir un vœu aussi légitime accueilli par l'Administration avec la faveur qu'il mérite.