cwts
Au Sianij le commerce du riz est très important et les exporlatiou!^ aniutelles dépassent généralement 300.000 tonnes (337:700 en 1807 et 519.300 en 1898) (2).
Ceylan comprenait 604,464 acres de riz en 1884 et la production s'élevait à environ 5.230.000 bushels.
En Chine le riz est cultivé sur une grande étendue et on y rencontre iiu « riz de montagne » [Orym moniana Lour.) qui i^e distifti^ue par la longueur de ses grains et dont les carac-
ïl) D'aprcs Simmoiids jusqu'en 1888; d'après Recueil consul, belge, II'* 108, pour 18913 et 1898.
(â) Dipl. and Cûhï^, Reports, n» 2353.
ières ont permis d'en faire une espèce spéciale. On cultive aussi I3 riz à Formose.
Le Japon comprend plus de 4.000.000 acres (1.600.000 hectares) couverts de rizières et la production annuelle dépasse *^0.000.000 hectolitres. Les exportations du Japon, qui avaient atteint 163.000 tonnes en 1889 sont descendues à 43.000 tonnes en 1897.
A Java on cultive non seulement Orym sativa mais encore deux autres espèces, Ovi/m gliUinosa ou Ketan et Oryza montana ou Sawa.
Les exportations dé Java ont. été les suivantes pour ces dernières années (1®' juillet- 30 juin) d'après The Indische Mercuuv :
1894-1895 553.909 piculs
En 1888 les exportations avaient dépassé 1 million de piculs. Le riz est encore cultivé à Bornéo, aux Philippines (Export. 1.313.658 k. en 1894), aux Iles Hav^aï (Export, de Honolulu 2.865.000 livres angl. en 1898) à la côte occidentale d'Afrique, à la Réunion, à Maurice, à Madagascar et, en Amérique, au Brésil et aux États-Unis.
Pour ce qui concerne les colonies françaises, disons tout de suite que la culture du riz n'est véritablement très importante qu'en Indo-Chine. Les rizières occupent presque exclusivement les terrains inondés du Cambodge, « les anciennes plaines des deltas du Mé-Kong et du Dou-Naï en Cochinchine, du Fleuve-Rouge et du Thaï-Binh au Tonkin et toutes les grandes vallées de l'Annam. On cultive aussi le riz dans toutes les
446 LA PRODUCTION AGKH^OLl KT FORESTIERE
pelîles vaii '*es où les affluents des IleuveM iiido-cliinois [mMiiu^iit h^ir source eL même ssur les lianes et les âommeU des monlaines *»(!).
Sauf pour le « rîz de montagne >> qui se comporlc à peu près eomine le bl^^ la culture du riz exi^e de Teau depuis le moEneiiLoù ou repique la jeune plante jusqu'au moment de la maturation.
« Pour cela on <^lève autour des rizières des digues en terre hautes de 40 à 50 cenlimètres, assez lar^^es pour permettre à un buffle de passer, disposées de manière à limiter des carres plus ou moins réguliers et n'ayant d'ordinaire pasî plus de 50 à GO mètres de côté. Des ouvertures pratiquées dans les digues permettent de faire circuler Teau d'une région dans une autre ou de Faccumuler, selon les besoins j plutôt dans celle-ci qui* dans c?l[ *-làj en un mot de rt^gler Tarrosage et rinondation des champs (2), »
La culture du riz se fait en Indo-Chine soit dans des terres 1res fertiles iuotulées pendant la plus grande partie de Tannée (production moyenne 30 hectol. par hectare de rizdécortiquéj, soit dans des terres inondées seulement une [jartie de Tannée pendant la saison des pluies comme celles des principaux deltas, soit dans des terres qui ne sont pas inondées naturellemeni, mais où on peut facilement retenir les eaux de pluie ou élever Teau des rivières (rendement 12 à 15 bect, par an et une seule récolte); enfin^ on cultive aussi le riz sur les flancs des montagnes, au milieu des forêts^ sur des pentes assez m ides pour que Feau n'y puisse séjourner (rendement 3 ou 4 hectolitres de riz d'excellente qualité à T h ce tare).
Le riz constitue la base de la nourriture des populations indo-chinoises ; il n'est donc pas étonnant que la culture en
(1) De LanesHan, LlnduUhùw frum^ahe. Pu ri s* 188Î). i3) ibifL
soit très répandue ; elle mérite d'ailleurs d'être encouragée, développée et améliorée, car, dans toute colonie, le premier soin de l'administration devrait être d'assurer la production des vivres nécessaires aux populations.
En Cochinchine seulement la surface des rizières couvrait en 1891 plus de 800,000 hectares ; c'est la partie de l'Indo- Chine qui est la plus favorisée au point de vue de la culture du riz par la régularité des saisons et par les débordements périodiques des innombrables rivières qui sillonnent le pays ; la Cochinchine est aussi la région la plus favorisée au point de vue des exportations, car la densité de la population étant relativement faible, elle produit beaucoup plus qu'elle ne consomme. .
Au Cambodge, d'après une étude de M. Adhémar Leclère, publiée par le Bulleti7i économique de Vlndo-Chine, il existe des terres considérables disponibles pouvant être converties eh rizières; l'auteur estime la superficie des anciennes terres occupées par des rizières à dix fois la surface de celles qui sont actuellement occupées par les mêmes cultures. C'est de la province siamoise de Battambang que le Cambodge reçoit une partie du riz nécessaire pour la consommation locale.
En Annam et au Tonkin, le climat ne se prête pas aussi facilement qu'en Cochinchine à la culture du riz ; mais, cependant, cette culture y a été pratiquée de tout temps. Le Tonkin n'exporte qu'une petite quantité de riz, comme nous le verrons plus loin, et TAnnam n'en produit pas suffisamment pour la consommation locale.
Les exportations d'Indo-Chine, déduction faite du numéraire et des réexportations, se sont élevées, en 1898, à 125,553,314 fr. et sur ce chiffre le riz et ses dérivés comptent pour 97,620, J 27 fr. ; c'est donc, de beaucoup, le principal article d'exportations puisqu'il représente 77 0/0 de l'exportation totale. C'est d'ailleurs de rindo-Chine que vient presque tout le riz exporté :
iiS LA rRoinrcTiON agïiicolk et forestière
Noiiîi donnons cî*dessoiis la répartition de ces exportations par pays d'origine :
Cocltincliiiie el Cainbodî^:^, . . 717,447 tonnes ïonkin ........ 88,621 —
Annam 640 —
Si un prend la moyenne quinquennale des exportations de riz, lie 1894 à 1808, on trouve 361,000 tonnes pour la Cochincliine el le Cambod|;je réunis contre 77,080 tonnes pour le Tonkiii (1),
La Cochinchine produit depuis longtemps assez de riz pour la consoiomatiori locale ■ à la suite de notre établissement dans le paya la production a augmenté tous les ans. En 1863, les exportations étaient nulles ; mais peu à peu elles ont pris de l'importance et, actuellementj comme nous Tavons dit plus haut, elles dépassent 700,000 tonnes par année.
^naées
Exportations
251,000 tonnes
^1) D'après le Butfeltn de la Chambf*€ de commerce de Saigon les exporlatîor>î$ de rb et paddys ont suivi !a progression suivante depuis 1888:
tonijei;
pour les colonies tonnes
Totaux tonnes
Les importations de riz en grains dans la métropole ont suivi la progression suivante :
Périodes on années
Mais, dans la dernière période du siècle les importations en France ont subi un accroissement considérable.
IMPORTATIONS
Commerce général tonnes
Commerce spécial tonnes
Part des colonies
dans les importations
tonnes
21 (Inde)
2,000 (Réunion et In
1,570 (Gochinchine)
Riz en paille
Brisures de riz.
Riz entier, farines i 1894.
et semoules . . f 1898.
IMPORTATIONS
Commerce . Commerce général spécial tonnes tonnes
Provenance
d'Indo-Chiiie
com. sp.
tonnes
Comme on le voit, notre colonie d'Indo-Chine fournit actuellement à la métropole une grande partie du riz qui lui est nécessaire et cette proportion ne fera qu'augmenter avec l'amélioration delà qualité qui est poursuivie depuis quelques années.
La culture du riz peut d'ailleurs encore s'étendre au Tonkin. Un meilleur aménagement des eaux assurerait des récoltes plus constantes et pourrait contribuer à élever les rendements. Ces travaux, dont la réalisation préoccupe actuellement le gou-
LA PRODUCTION AGRICOLE ET FORESTîÈRË
viMMiement local, sont d autant plus urg^ents que le riz du Tonkiu est paraît-il de meilleure qualité que celui de Cochincliinc. Son
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Diu^ramiun dda ùiiparlaMtms de riz t n rmn<!e. A . liiipciiHatinns totales (comnieiTO s pariai). II. OaLLiilitéw pruvimiLiit liû.^ colonies franr^aïae^ tC. !^p.)»
principal avaula^ç'e serait desiipporlcr plus fariictîumt le^s longH vova^rs sans ferme ii ta tioti.
La surface totale occupée actuellement par les rizières dans le Deltadu Tonkinestde 1.91(5.673 maû produisant 23.938.793 piculs (1) de riz :
Rizières à
Rizières à
Rizières à
Totaux de la
Provinces
2 récoltes
1 récolte au
1 récolte au
production
5« mois