‹ La production agricole & forestière dans les colonies françaisesChapitre 45 sur 90 · mois · texte numérisé non relu

mois

(picals)

(piculs)

(piculs)

(piculs)

Quang-Yen

Son-Tay . ,

Hun g- Yen

Bac-Giang ,

Bac-Ninh .

Haï-Duong .

flanam . .

Thaï-Bing

Haïphong

Hanoï. .

Ninh-Binh

Nam-Dinh .

Ces rizières se divisent en trois catégories :

1® Les rizières à deux recolles^ au cinquième mois et au dixième mois;

2^ Les rizières à une récolte, au cinquième mois ;

3® Les rizières à une récolte^ au dixième mois. La possibilité de deux récoltes dans un même terrain, de même que l'époque de la récolte unique, dépendent essentiellement du régime des pluies et des irrigations. D'un travail dû à M. Fourès et publié \mT\9iRevue coloniale (avril 1899) il résulte que par des travaux judicieux d'irrigation et d'assèchement on pourrait porter la production annuelle du paddy à près de 29.000.000 piculs, ce qui représenterait une augmentation d'un cinquième sur la production actuelle.

(1) Production actuelle dans les diverses provinces du Delta, d*aprcs M. Fourès.'

^sm

f 8î LA PRODUCTION AGRICOLE ET FORESTIÈRE

Les droits de sorlie sur les riz et paddys §ont :

!^6 cents de piastre les 100 kilogr. net pour l'Europe, rAmérique et TAuslralie ; 1 7 cents de piastre pour la hrance et les Colonies \ françaises.

$ 0.25 par picul de 60 kilogr. 400 (arrêtés des 12 et 13 octobre 1895).

. { $ 0.25 par picul de 60 kilo^r. 400 (surtaxe

Aiuiam ) , ., , . , „

mobile par gradation de 5 cents par arretr

spécial des résidents supérieurs).

Les riz et paddys (1) à destination de la Métropole sont assujellifi à la muitié des droits de sortie et au paiement de la surtaxe (arr, du 18 novembre 1889).

La culture du riz est pratiquée depuis longtemps à Madagascar; elle est plus développée à l'intérieur de Tîle que dans la région eôtière où cependant la terre plus fertile se prêterait mieux à cette culture. Dans le sud de Tlmerina et dans le BeLsiléo les indigènes ont desséché des plaines marécageuses, endi^^ué des rivières et transformé des foyers de lièvres en terres productives. Les rizières sont souvent disposées en terrasses sur les flancs des collines et Teau, amenée parfois de plusieurs kilomètres par des canaux, arrive par le haut et descend de gradin en gradin.

Il existe, paraît-il, un grand nombre de variétés de riz à Madagascar ; mais les deux sortes principales sont le riz rouge et le riz blanc. Dans certaines localités, la paille de riz est

(I) Le pm/dif est le riz non décortiqué ; le cargo est un riz qui n'a été passé qu*une seule fois à la meule et qui est encore revêtu d'une partie de sou euvelojïpe. Pour l'exportation on y mélange une certaine quantité cîo pwdJy (â h tO p. 0/0) qui facilite sa conservation. C'est ce mélange qui pni'ie réellement le nom de cargo.

Le ri£ Uaachi est celui qui a subi la décorticalion complète ; il est iïlanc et coiïuïjc y-lacé.

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employée pour différents ouvrages de vannerie ; on l'utilise aussi pour la couverture des cases.

D'après M. de Faymoreau, Madagascar ne fournit pas seulement du riz pour la consommation locale ; mais le riz de Madagascar est expédié à la Réunion, à Maurice, à Zanzibar et aux Comores. L'indigène pratique cette culture avec une telle intelligence et dans des conditions si économiques qu'elle semble devoir lui être réservée.

Dans la Haute-Gambie, à la côte occidentale d'Afrique, le riz est l'objet de grandes cultures et de soins attentifs. Les rives du fleuve, les bords des marigots et les marécages que laissent les eaux en se retirant sont, aux environs des villages, transformés en rizières de bon rapport. Il ne manque pas de terrains pour étendre ces cultures. Le riz du Soudan, que l'on désigne généralement sur les marchés sous le nom de « riz Malinké », pour ne pas le confondre avec le riz d'importation, est légèrement grisâtre et les grains présentent de petites stries brunes qui sont évidemment dues à une décorticatiôn mal entendue, il est plus dur que les riz importés (1).

Le riz est un produit d'une telle utilité qu'il est sage d'en provoquer la culture partout où elle est possible, car le premier soin d'une bonne administration doit être d'jassurer Falimentation régulière des populations qui lui sont confiées.

(1) Dr Rançon, Dans la Haute-Gambie, 1895.

Les exportations de riz du Sénégal n'ont été que de 484 k. en 1808.

Lccoatic. 10'

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