‹ La production agricole & forestière dans les colonies françaisesChapitre 69 sur 90 · RECENSEMENT DE · texte numérisé non relu

RECENSEMENT DE

Tahiti.

Moorea.

Totaux.

Coton. . . .

298 hectares

Vanille . . .

Café . . . .

Canne à sucre .

Le coton qui avait fait, de 1862 à 1868, la prospérité de Tahiti, grâce aux circonstances spéciales créées par la guerre de Sécession, tend à disparaître. Les deux causes principales de ce déclin, sont la diminution des prix de vente d'une part et, d'autre part, la cherté de la main-d'œuvre. Nous avons signalé plus haut (voir coton, p. 501) les exportations des dix ou douze dernières années.

Le cocotier est cultivé presque partout; c'est l'unique culture des Tuamotu et la principale production des îles Sousle-Vent. Le seul marché d'exportation des cocos de Tahiti est

San-Francisco. Le nombre des noix exportées annuellement est d'environ 500,000 (418,000 en 1898); le prix oseille autourde 50 fr. le mille. Quant aux exportations de coprah, elles ont été les suivantes depuis 1888.

. 2,723,000 kil.

. 4,904,000 kil

C'est principalement là culture de la vanille qui attire en ce moment l'attention. Le prix de vente, qui était en 1895 de 7 fr.50 à lOfr., a atteint 37 fr. en 1897, pour retombera 10 fr. en 1898 et remonter ensuite à 15 et 20 fr.. Par le seul énoncé de ces chiffres, on voit combien il est difficile de prévoir les bénéfices que peut donner une plantation.

Lnnées

Exportations de vanille.

Années

Exportations de vanille.

. 6,530 kil.

. 14,259 kil.

En 10 ans, les exportations ont pris une importance telle que nos possessions d'Océanie deviennent un des principaux centres de production de la vanille.

La production annuelle de sucre est insuffisante pour la consommation locale ; mais cette production augmente tous les ans.

Années

Production de sucre.

Années

Production de sucre.

. . 24,200 kil.

. . . 105,360 kil

Il existe quatre usines pour le traitement de la canne ; elles fournissent, outre le sucre, une assez grande quantité de rhum qui est consommé sur place.

innées

Production de rhum.

Années

Production de rhum.

. . 96,240 litres

. . 77,710 litres.

La production actuelle de café, pour les îles Tahiti et Moorea, peut être évaluée à 10,000 kil., celle des îles Raivavae et Tubuai à 14,000 kil. et celle de l'archipel Gambierà 2,000 kil. ; soit un total de 26,000 kil. environ. Mais la consommation locale atteint 30,000 kil.; nos possessions d'Océanie ne peuvent donc rien fournir pour l'exportation. Le sol de Tahiti et dépendances se prête admirablement, paraît-il, à la culture du café.

Il existe quatre petites plantations de cacaoyers ; mais elles sont de très peu d'importance.

On cultive du tabac pour les besoins du pays ; cette production des îles Tahiti et Moorea alimente aussi les archipels Tuamotu et Gambier où la consommation est considérable. La préparation de ce tabac laisse à désirer.

Les indigènes cultivent encore, pour leurs besoins personnels, Tarrovs^-root, le manioc, le riz, les légumes et un certain nombre d'autres végétaux.

Nous devons signaler tout particulièrement la production des

orangées et des ananas, qui a pris, depuis quelque temps, une •certaine extension. Les oranges étaient autrefois expédiées en •Californie; mais ce pays en produisant lui-même actuellement, les planteurs de Tahiti vendent leurs oranges à la Nouvelle- Zélande. Depuis une dizaine d'années la colonie a exporté annuellement une moyenne de 3,000,000 à 4,000,000 d'oranges. Les ananas sont aussi exportés en Nouvelle-Zélande ; en 1898 Je nombre des ananas expédiés s'est élevé à 35,862.

Les chevaux, les bœufs, les moutons et les porcs se rencontrent à Tahiti et à Moorea; les chevaux, produits de croisement de diverses races introduites dans le pays, tendent à s'abâtardir; l'espèce bovine réussit fort bien ; le mouton Leicester de la Nouvelle-Zélande s'acclimate parfaitement dans les régions sèches ; les porcs, très nombreux, vivent à l'état errant.

RECENSEMENT DE 1897 (Tahiti et Moorea).

Chevaux . . . 2,326

Anes . . .

Mulets . . .

Moutons Bœufs, vaches, etc

Enfin, il n'existe pas d'exploitation forestière proprement dite -dans nos possessions de l'Océanie, bien que les bois d'ébénisterie soient assez nombreux. La cherté de la main-d'œuvre et la difficulté des transports sont les deux principaux obstacles qui s'opposent à cette exploitation des bois. Elles s'opposent «d'ailleurs aussi au développement de l'agriculture, qui serait, pour nos établissements, une source de richesse et de prospérité si la plus grande partie des terres cultivables était mise en valeur.

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