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Ce syndicat se propose comme but l'amélioration de l'élevage bovin :
1° par l'achat en commun de bons reproducteurs ;
2° en favorisant la conservation des meilleurs d’entre eux;
3° en assurant le contrôle laitier et beurrier des vaches de ses adhérents ;
4 en organisant des ventes publiques, foires, concours, expositions ;
5° en se tenant en relation étroite avec les trois Herd-Books intéressés, notamment pour l’organisation de tournées régulières des commissions d'inscription des animaux ;
6° par l'étude : a) de l'alimentation, de la croissance et de toutes autres questions zootechniques ; b) de questions économiques : débouchés et prix de vente du lait, prix d’achat des aliments concentrés, etc... ; €) de la récolte hygiénique et de la conservation du lait ;
7° par l’organisation de la prophylaxie et de la lutte contre les maladies contagieuses de l'espèce bovine. <
La sélection des reproducteurs mâles et femelles se base non plus sur les caractères extérieurs, sur la perfection des formes, mais sur la production laitière et beurrière.
De même qu'il existe des races bonnes laitières ou bonnes beurrières, de même il existe dans chacune de ces races des familles dont la production se montre supérieure à la normale ; et, fait important, dont une longue expérience à l'étranger a pu démontrer l'exactitude, ce n’est pas seulement par les femelles que se transmet et se perpétue dans ces familles l'aptitude envisagée, mais aussi par les mâles. Par le nombre de ses produits, le taureau a une action plus marquée que la vache sur l'avenir du troupeau; on peut dire qu'à lui seul il en est la moitié.
C’est au contrôle permanent de la production à l’étable qu'il faut recourir pour apprécier la valeur réelle des animaux puis pour améliorer la production en éliminant les animaux à rendement inférieur, ceux qui ne paient pas et leur descendance. Ce contrôle n’est possible que par l'association. Les producteurs
intéressés en confient l'exécution à un ou plusieurs agents payés sur les recettes du syndicat. Périodiquement, c'est-à-dire une fois ou deux par mois, le contrôleur passe dans chacune des exploitations, et aux trois traites qui se succèdent dans l'intervalle de 24 heures, il fait toutes les pesées du lait et détermine également la richesse en matière grasse. Les chiffres ainsi relevés sont portés sur le registre de contrôle dont un feuillet est attribué à chaque vache inscrite pour une année.
C'est sur les totaux et moyennes de fin d'année que la société peut établir la sélection du bétail, en évinçant du contrôle les vaches ayant donné moins qu'un minimum déterminé.
Seuls les veaux issus de mères maintenues au contrôle reçoivent une marque spéciale à l'oreille et sont inscrits au Herd-Book de la société.
Enfin, ne sont acceptés comme reproducteurs que les taureaux choisis parmi les descendants des vaches ayant donné le plus haut pourcentage en matière grasse dans la plus grande quantité de lait, en choisissant encore parmi eux ceux qui présentent les caractères les plus recherchés pour la conformation extérieure de la race.
Ce contrôle minutieux précise les aptitudes des vaches et permet d'arriver par l'élimination de celles qui ne donnent qu'un faible produit, à constituer un troupeau donnant le rendement le plus élevé possible.
C’est le seul moyen absolument sûr et efficace dont puissent se servir les éleveurs pour augmenter rapidement les produits et la valeur de leurs animaux par la sélection.
La machine à lait se trouve soumise au contrôle pendant plusieurs années ; on peut ainsi juger du développement individuel des aptitudes laitières. En général, une vache donne à la première lactation 65 */, du rendement maximum qu’elle peut donner et qu’elle atteint au troisième vélage.
Le contrôle laitier augmente aussi la valeur des veaux ; il permet de juger du meilleur mode d’alimentation et de l’efficacité de la nourriture employée. \
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Il entraîne un régime alimentaire plus intensif que les animaux paient d’ailleurs de mieux en mieux. Le prix des sujets et de leurs dérivés augmente. Il s'ensuit, en résumé, un excédent de rendement et une plus-value sur les animaux.
Bien que de création toute récente, le syndicat d'élevage et de contrôle laitier-beurrier de la Somme donne déja des résultats très intéressants.
Chaque année, à Amiens, se tient un concours spécial. Celui de 1928 a mis en compétition 23 vaches, dont 6 normandes, 8 flamañdes et 9 hollandaises.
C'est une flamande qui l’a emporté à la fois comme quantité de lait et comme quantité de beurre : la vache « Sophie » appartenant à M. Flaquet, de Canchy, qui a donné ‘en 48 heures 69 kil. de lait et 3 kil. 230 de beurre. Cette excellente bête a obtenu en 1926 le prix de championnat laitier. En 1927, elle était classée deuxième pour le lait et obtenait le premier prix de l'exposition du syndicat départemental d'élevage. Elle a une fille: Victorieuse, qui s'est classée première de la race flamande au concours de la meilleure vache de France 1927-28 et qui obtint le premier prix de la race flamande à l’exposition du syndicat départemental d'élevage et contrôle laitier (lait 7.345 kil., beurre 334 kil. 750).
Sa petite fille, Mignonne se distingue à son premier veau au contrôle laitier mensuel.
Une normande, appartenant à Mme Martel, de Mesnil-Eudin, s’est classée deuxième à la fois pour le beurre (2 kil. 979 et pour le lait (52 kil. 390). L
Le troisième rang du classement beurrier est tenu par une flamande appartenant à M. Petit, de Buigny-St-Maclou, avec 2 kil. 871 de beurre; elle arrive quatrième pour le rendement en lait avec 50 kil. 830.
Au quatrième rang du classement beurrier arrive une normande appartenant à M. Patin, de Sentelie ; c’est l'excellente vache Maillée qui, depuis plusieurs années, attire l'attention par ses performances dans divers concours. Son classement à
Amiens en 1928 est particulièrement intéressant, puisqu'elle arrive à ce concours pleine de 5 mois, au onzième mois d’une lactation qui a fourni pour les 300 jours précédents 7.917 kil. de lait, avec 374 kil. 155 de beurre. Cette bête, née en 1920, vêlée de son cinquième veau le 24 juillet 1927, a produit d'avril 1924 à juin 1928, en quatre lactations (2°, 3°, 4° et 5° veaux) 30.293 kil. de lait et 1.491 kil. 187 de beurre.
Au concours de la meilleure vache de France en 1927, elle est arrivée première pour le beurre sur 397 concurrentes, et 2e au classement général laitier-beurrier.
La vache qui occupe le 5° rang donne encore plus de 2 kil. 500 de beurre ; c'est une normande appartenant à Mr° Van de Moortèle, à Hornoy.
La normande Gentillette, classée 6*, appartenant à MM. Puche, de Misery, a donné en 300 jours 6 367 kil. de lait avec 390 kil. 285 de beurre.
La flamande Fécule I classée 7°, appartenant à M. Petit, de Buigny-St-Maclou, a obtenu en 1927 et 1928 le deuxième prix de l’exposition du syndicat départemental d'élevage; elle a donné en 300 jours 7.012 kil. 200 de lait et 309 kil. 400 de beurre.
Enfin les 8° et 9° prix ont été obtenus par des hollandaises, dont l’une, Violette [, appartenant à M. Pointier, de Croix- Moligneaux, a donné en 300 jours 6.836 kil. 700 de lait, et 247 kil. 400 de beurre. Pour les deux journées d’épreuve, elle a fourni un taux moyen de matière grasse de plus de 40 gr. par kil de lait, chiffre élevé pour une hollandaise.
Outre ces neuf premières vaches, spécialement mentionnées, il en est six autres qui ont donné plus de 2 kil. de beurre portant ainsi à 65 le pourcentage de bêtes ayant produit cette quantité, alors qu'avant l’organisation du contrôle, ce pourcentage n'atteignait pas 40 : 12.5 en 1922, et 36.8 en 1924.
Le tableau suivant fait ressortir les résultats comparés des concôurs de ces dernières années.
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L'TG LGT & O6G & GEPT (12422