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Au concours de 1922, il a fallu en moyenne 25 1. 900 de lait pour obtenir 1 kilogramme de beurre ; actuellement il suffit de 18 à 20 litres.
Pour la seconde fois en deux ans, le déparlement détient la championne‘de la production du beurre.
En 1927, la normande Jolie a donné en 48 heures 68 kil. 650 de lait et 4 kil 081 de beurre battant tous les records beurriers de même durée connus à ce jour.
En 1928, la flamande Sophie a donné dans le même temps 69 kil. de lait et 3 230 de beurre. Elle détient la premiêre place pour le lait et pour le beurre.
Enfin au Concours de Paris en 1929, la normande Château d’un élevage de la Somme a donné en 48 heures 56 kil. 900 de lait et 3 kil. 845 de beurre, enlevant le championnat beurrier et battant le record beurrier au concours de Paris.
Au mème concours, la génisse normande, à son premier veau, Digitale, du même élevage que la précédente, a donné 45 kil. 250 de lait et 2 kil. 131 de beurre, se classant première de sa section au classement beurrier.
Depuis la création du syndicat, les bêtes donnant au moins 5.000 kil. de lait, et 300 kil. de beurre en 300 jours de lactation sont chaque année de plus en plus nombreuses pour un même nombre de bêtes contrôlées.
Tous ces résultats se passent de commentaires Ils sont à la louange de l’activité efficace du syndicat qui peut à bon droit les revendiquer comme siens. Ce sont en effet les contrôleurs accrédités qui opèrent la sélection des meilleures laitières-beurrières susceptibles de figurer honorablement dans les concours départementaux et à celui de Paris.
Ce sont eux qui indiquent les rations les mieux appropriées pour une production meilleure, eux encore qui assurent les inscriptions provisoires des produits nés de bêtes inscrites aux différents Herd-Books, en vue de la délivrance de certificats définitifs. Cette formalité, qui doit être remplie dans des délais déterminés, était le plus souvent oubliée par les intéressés ce
qui entraînait un préjudice important et certain en cas de vente des produits.
Des certificats de lactation remis aux propriétaires permeltent à ceux-ci de vendre à des prix aussi rémunérateurs que possible les bêtes en surnombre et les produits de leurs meilleures laitières beurrières.
Les résultats acquis portent, non sur quelques unités, mais sur un nombre important d'animaux contrôlés. Ils feraient la preuve, si besoin était, du constant souci d'amélioration qui anime les éleveurs picards à l’instigation de leurs syndicats. Ils doivent aussi engager tous les agriculteurs à inscrire leurs
vacheries au contrôle laitier.
Regrettant que dans toutes les manifestations agricoles où il se fait un concours laitier-beurrier, le classement soit toujours fait sur le rendement beurrier seul, le syndicat a émis le
vœu suivant :
« Considérant que la meilleure vache beurrière n’est pas forcément la plus intére:sant à exploiter, émettons le vœu que dans les concours départementaux et au concours de Paris, le classement des animaux ne soit plus basé uniquement sur la production beurrière, mais sur les rendements beurrier et laitier combinés, en utilisant la méthode des points comme il est fait au concours de la meilleure vache de France ».
A côté de ces divers groupements, la puissante « Société des Agriculteurs de la Somme » tient ses assises à Amiens en son hôtel particulier : « la Maison de l'Agriculture » Sa fondation remonte au 6 octobre 1886. Constituée en cinq commissions, une par arrondissement, elle groupe en un actif faisceau l'élite des agriculteurs et des éleveurs du département. Centre d’études et de défense d'intérêts corporatifs, son action s'étend à toutes les branches de la culture et de l'élevage auxquels elle apporte le concours de ses compétences et de ses moyens financiers. Cette action se manifeste notamment par des achats et des reventes de reproducteurs de grande origine
par l'attribution de primes de conservation ; l’organisation de concours de géniteurs et de produits.
La Société des Agriculteurs est la véritable animatrice du concours agricole qui connaît chaque année, à Amiens un succès croissant, et rend tangibles les progrès continus réalisés dans l'élevage local. Ce concours a réuni en 1928, 86 chevaux, 167 bovins et 63 lots de moutons et en 1929, 102 chevaux, 125 bovins et 50 lots de moutons, le moindre nombre des bovins résultant de la fièvre aphteuse signalée dans un certain nombre de communes et qui a contribué à restreindre les envois tant par suite des déclarations d'infection que par erainte de contamination.