DÉSIGNATION DD COTON
LONCUBUH
Mil-Afili , saie fine Gh«ri>ieh
Hit-Afifi, soie noyenne Zagaiig
Hit-Afifi, MÎe coorte Zagaiig
Abitd, long aUple Zifteh
Abiad, court sUple Zifteb
Abbani Z«g«ug
Louisiane cultivé m Egypte
Sea-Ldaad D. S. A
Upland U. S. A
Colon indien
Mit-AGfi, fibres renTerinées <Uni U même graine. Mil-AGfi, fibres renfennéps dam la même capsul<
Le bulletin de la même station botanique reproduit quelques spécimens des fibres du coton égyptien, indiquant leur structure et leur longueur moyenne. Ces dessins mettent en évidence les qualités du Mit-Aûfi, dont la libre est la plus régulière et la mieux vrillée. Quant on examine donc les avantages offerts par les multiples espèces de coton que nous avons énumérées, on Gnit par en éliminer le plus grand nombre et par reconnaître la supériorité de deux ou trois espèces seulement. Ces espèces, ce sont celles qui possèdent au plus haut degré les qualités propres au coton égyptien : la francbe couleur beurrée et la régularité et la résistance du
«En principe, dit M. Bouteron, tous tes cotons qui ne rempliront pas au moins ces qualités essentielles seront rejetés du marché des cotons égyptiens et, par te fait, dépréciés. Pas d'avenir pour ces cotons et tous les pareils qui surgiront dans la suite.» C'est, en effet, le principe qui décida, avec raison, de l'avenir ou de l'abandon des espèces nouvelles. Puisque les cultivateurs et les négociants d'Egypte sont résolus à exiger de leurs produits , avant tout , la conformité avec le type du Jumel , à plus forte raison n'est-ïl pas question d'introduire des semences étrangères. « Le coton égyptien tenant, quant à la qudité, la première place après le Sea-Island parmi tous les cotons, on pourra renoncer, dit la station de Zagazig, à tout essai d'amélioration par l'introduction de nouvelles espèces, n 11 n'y a )lonc plus d'utilité pratique à essayer la culture de cotonniers originaires des Indes ou d'Amérique. Tout l'effort se portera vers l'amélioration des variétés indigènes, par la sélection des semences et le perfectionnement des soins de culture. On ne soubaileplus même de provoquer l'apparition de nouveaux types, car cette instabilité et cette multiplicité rendent l'unité des approvisionnements diflicile : on cherche plutôt à fixer les types existants et à améliorer leurs qualités.
Entre les espèces déjà si nombreuses du coton d'Egypte, l'origine, la région oit sont récoltés les produits viennent créer de nouvelles différences. Autant de provinces en Egypte, autant de subdivisions dans tes types énumérés. Il convient donc d'observer la manière dont se répartit la culture sur le sol de l'Egypte, car il est érident que là oii le cotonnier trouve les conditions les meilleures, c'est là qu'il s'étend sur la plus grande surface. Le recensement des feddans cultivés en coton et des quantités récoltées dans
chaque province est un calcul dont nous n'avons pas trouvé trace dans fes ouvrages contemporains de Méhémel-AIi ou de la guerre de Sécession. Le plus ancien recensement que nous ayons renconU^ remonte à 1871 et se trouve dans la statistique de M. de Regny bey.