PETITE VITESSE
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n Dans le mois de mai 1 889 , nous avons introduit l'échelle décroissante commençant par les mêmes bases et diminuant d'un dixième par zone de 5o kilomètres. Enfm, vers le milieu de l'année 1899, les bases de la première zone furent réduites aux chiffres suivants et la septi('^me classe fut supprimée.
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PETITE ÏITESSE. 1
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En ce qui concerne les produits agricoles, l'augmentation dans les
quantités transportas n'a pas influé sur les recettes qui sont restées presque les mêmes, et ont même diminué dans les années où les récoltes n'étaient pas abondantes. L'avantage du tarif est donc resté entièrement en faveur des agriculteurs qui ont payé moins cher leurs transports. II est toujours difficile de décider quelle partie de ces augmentations en transports est due à la prospérité croissante du pays et quelle partie, aux rabais des (anfs, mais il est certain que ces rabais étaient nécessaires pour combattre la concurrence fluviale, n Telles sont les raisons pour lesquelles le transport par cbemin de fer est devenu le mode le plus employé d'expédier le coton, des champs fi l'usine, aussi bien que de l'usine à Alexandrie.
Avant d'observer ce que devient le coton une fois entré dans l'usine, cherchons à déterminer les principaux marchés oij ce produit se vend et s'achète, dans les provinces de la Basse-Egypte. Le commerce intérieur dont nous avons essayé de donner une idée, les transactions intervenues entre cultivateurs, négociants et égreneurs, la circulation du coton de mains en mains avant d'arriver à Alexandrie ont concentré, dans certaines localités de chaque province, presque toute l'activité commerciale d'une région. Ces localités, que l'importance relative de leur population désignait en général pour ce rAle, sont devenues la résidence des Européens et le siège des principales usines d'égrenage et de pressage. Ainsi se sont formés , dans l'intérieur de l'Egypte, des marchés de coton très importants. Les premières maisons de commerce de l'Egypte y ont leurs usines, l'administration centrale restant seule à Alexandrie, dont ces petites villes sont comme tes succursales. Mais, par rapport aux autres localités de leur province, elles sont, au contraire, de véritables centres d'attraction. On ne se douterait pas, en voyant ces villes qui présentent encore peu de ressources et comptent tout au plus quelques maisons européennes, qu'il s'y fait un mouvement d'affaires si considérable. Cette activité commerciale et industrielle n'est pourtant pas sans effet sur l'importance de leur population, et telle ville qui contient aujourd'hui 3o ou /lo.ooo habitants, n'en avait pas le quart il y a vingt ans. Le commerce du coton a même créé de toutes pièces des villes qui , avant 1899, n'existaient même pas à l'état de village. Les cartes du grands atlas de l'expédition française ne mentionnent pas, à câté (tes ruines de Bubastis, la ville moderne de Zagazig, second marché de coton de la Basse-Egypte après Kafr-Zayat, et dont le recensement de
i8q7 évalue la population à 35. 715 habitants. L'accroissement de la population dans les centres cotonniers de la Basse-Egypte est d'ailleurs très marqué; Zagazig a passé de 19.819 habitants en 1881 à 35. 715 en i8()7. et Kafr-Zayat, de 5.58i à 9-854.
Kafr-Zayat, Zagazig, Mansourab et Mehalla-el-Kobra sont les véritables centres industriels de la Basse-Egypte; c'est là que sont situées la plupart des usines d'égrenage et de pressage; les maisons les plus considérables ont usine dans chacune de ces quatre villes. Puis viennent Zifteh et Tantah : ces deux villes le cèdent aux précédentes comme centres industriels, mais elles sont des marchés importants; Tantah, surtout, avec une population relativement très élevée de 57.989 habitants, est, au moment de la foire, le marché le plus mouvementé de l'Egypte. Enfin, les centres secondaires qui concourent à ce commerce intérieur pour des quantités variant entre 10.000 et 100.000 kilogrammes sont très nombreux; il n'y en a pas moins de trente-lrois arrivant après ceux que nous venons de citer. Nous énumérerons plus loin les principales usines d'égrenage et nous verrons qu'elles sont, pour la plupart, situées dans l'une ou l'autre de ces villes. Mais un élément qui n'est pas négligeable dans l'importance relative de ces marchés de coton , c'est la population et principalement la population européenne. Aussi bien, la formation d'agglomérations urbaines importantes, continuellement croissantes, sur tes points oii sont situées les maisons d'égrenage, est-elle une des conséquences les plus intéressantes des progrès de l'industrie colonnière en Egypte. Voici, d'après le recensement de 1897, la population totale du plus grand nombre de ces centres et la population européenne de la plupart d'entre eux.