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On remarquera que l'exportation se maintint, tant que dura le monopole, au chiffre qu'elle avait atteint sous le règne de Mébémet-Ali. A partir de i85o, elle s'dève, au contraire, sous l'inHuence des réformes de Saîd pacha. En l'espace de dix ans, elle passe de 1157. 5io à 5()6.900, c'est-à-dire qu'elle a plus que doublé. L'augmentation est également sensible
dans la valeur des eiporlaLiona de coton : c'est en iS53 que nous les voj'ons pour la première fois s'élever à un million de livres sterling; depuis lors, elles ne s'aliaîssenl plus à moins de 760.000 livres. Le chiffre total tics exportations, de i85oà i86i,estde C.o46.3i 1 quintaux; la moyenne annuelle est, pour celle période, BoS.SSg. De i83o à i8i3, l'Egypte n'avait exporté que g.^oG.âSa quiiitauii, soit, en moyenne, i^S.Bso quintaux. La culture et la production se trouvaient donc dans de bonnes conditions au commencement du règne du khédive Ismaïl I". L'adoption déllnitive du cotonnier Jumel , l'eslension de sa culture à de grandes étendues de terrains étaient des faits accomplis depuis le règne de Méhémet-Ali. L'abolition du monopole, les réformes de Saïd pacha avaient communiqué à cette culture une plus grande activité, et marqué le début de nouveaux progrès. C'est pour la culture du coton une très heureuse fortune que d'avoir été débarrassée des entraves et des charges du monopole, avant qu'une circonstance inattendue vtnt développer sa production au delà de toutes les espérances.