II — THEORIE MATHEMATIQUE
Notre essai d’une théorie énergétique de l’échange semble, à première vue, avoir une parenté évidente avec la théorie mathématique. Nous avons vu plus haut qu’elle opère sur les mêmes grandeurs, utilité, rareté, et que, si elle fait intervenir les énergies, cela la conduit à des formules qui n’en contiennent pas moins des éléments que l’on rencontre dans l'Economie mathématique. Peut-on pousser plus loin l’analogie et peut-on trouver un point de
rencontre entre les deux théories ? Il est bien certain que,
si l'Economie énergétique pouvait s’insérer sur l'Economie mathématique, comme elle paraît s’insérer par certains côtés sur l'Economie psychologique, cela serait en sa faveur un argument de poids.
Nous avons cherché si une coïncidence de ce genre était Le]
possible et les résultats, auxquels nous sommes parvenus,
nous paraissent devoir être examinés avec attention.
Nous nous sommes adressé pour cela à l'Economie Mathématique de WALRaAS et nous avons considéré plus particulièrement la loi établie par WaLras, d’après laquelle le prix, c’est-à-dire le rapport des quantités échangées, est égal au rapport inverse de leurs raretés. La rareté est, nous le rappelons, le terme sous lequel WaLraAs désigne l'utilité finale.
Si Primus et Secündus échangent a contre b. on a, d’après