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tre, chez elles, de grandes analogies avec les considérations que nous avons développées au cours de notre travail.
Nous constatons tout particulièrement qu’il est facile
,. , l , . ve d'interpréter en termes d’énergie la formule p (C'est sous
cette forme que l’auteur l’étudie). En effet, V n’est pas
autre chose dans ce cas que la valeur d'utilisation
de ce que l’on reçoit et P est le prix. On aura donc, par
exemple, pour Primus, qui reçoit b et donne a en échan- V V;
ge, — — —{. Or, ce rapport est ce que nous avons dit
représenter la valeur d'échange qui se traduit suivant les
Ce, Ua, ; Us, Ca, Üa, e Us,
La théorie des achats rationnels est donc parvenue, par le raisonnement, à des résultats voisins de ceux que nous devons à des considérations énergétiques.
cas par
Nous ajouterons un mot pour faire remarquér que, dans son ouvrage, l’Intendant Général CHayRoOU se contente de comparer des achats afin d’en déduire le plus avantageux, mais ne semble pas se préoccuper d’une notion, fort importante dans les achats administratifs, celle des prix limi-
( " tes. Si la formule F nous permet d’écarter le concurrent
le plus exigeant par rapport à ce qu’il offre, comment déterminer si le vendeur que nous choisissons ne propose pas un prix exagéré ? Sans doute la considération du prix du marché nous permettra de nous fixer un prix à ne pas dépasser. C’est le prix limite, qui a ici une signification différente de celle que nous avons envisagée plus haut. Mais ce prix ne sera fixé qu'empiriquement.
Il semble que le problème pourrait être serré de plus près dans certains cas. La denrée ou l’objet que l’on offre possède, pour le vendeur moyen, une valeur de production ou prix de revient. S'il se trouve que l'administration puisse produire elle-même cette denrée ou cet objet, ou
bien encore se les procurer directement, le prix de revient de l’administration forme une autre limite, qui peut s’analyser comme une valeur de reproduction. Le prix normal devrait se trouver entre les deux et être leur moyenne géométrique, si nous voulions appliquer les règles que nous avons établies pour le prix. En réalité, le plus souvent, seule la valeur coût de production, c’est-à-dire le prix de revient du fournisseur moyen, peut être évaluée et c’est elle qui sert de prix limite. Toutefois, ce dernier peut avoir été calculé trop strictement et l’adjudication ne réussit pas, car le prix de revient d'aucun des soumissionnaires ne se trouve inférieur à lui. Il en résulte des réadjudications qui se révèlent souvent, par la suite très onéreuses ; ou bien le fournisseur, ayant consenti un prix trop bas, est enclin à faire une mauvaise fourniture. On pourrait en conclure que, lorsque le prix de revient de l’administration est connu, celui-ci pourrait être utilisé pour amender le prix limite. Pratiquement, on n’en tient pas compte, si ce n’est pour décider, en présence de certaines collusions, qui font monter les prix au-dessus de celui de l’administration, que celle-ci assurera la fourniture par ses propres moyens. Cependant, il faut signaler, en dehors de ce cas, que, souvent, on majore le prix limite, calculé d’après le prix de revient du fournisseur moyen, d’une somme destinée à tenir compte des aléas et, ainsi, l’on se rapproche empiriquement de ce que nous avons appelé le prix d'équilibre.
Ce qui précède paraît indiquer que l'on pourrait appliquer, avec les adaptations nécessaires, aux achats dont la monnaie est la commune mesure, les principes de l’échange que nous devons à des considérations énergétiques.
Nous arrêtons ici nos réflexions sur les achats rationnels, en rappelant que l’auteur, qui recherche les moyens de tenir compte rationnellement de l'utilité, est obligé de reconnaître que c’est surtout par intuition que l’acheteur fait intervenir l'évaluation de l'utilité. Nous serons amené à une conclusion du même genre, non toutefois sans avoir fait ressortir que la pratique des achats rationnels s’est développée grâce à la considération de l'énergie, ce qui peut
laisser penser que ce mouvement se poursuivra avec Îles progrès de la science et de la technique.