‹ La Production et l'Échange au Point de vue énergétiqueChapitre 26 sur 145 · BESOINS D’ACQUISITION · texte numérisé non relu

BESOINS D’ACQUISITION

Nous ne trouverons à comprendre sous ce titre que des besoins organiques et, à proprement parler, le principal de tous, la nutrition. S’il est une notion universellement admise, et sur laquelle il est inutile d’insister, c’est bien celle de la valeur énergétique des aliments. Comment les aliments nous apportent des énergies et comment notre organisme les utilise, cela a été décrit dans les plus infimes détails, aussi bien dans de savants traités que dans des ouvrages de vulgarisation, Il n’est pas d’homme tant soit peu cultivé qui ignore que l’organisme humain est comparable à une machine, et qu’il est, tout comme celle-ci, un agent de transformation de l'énergie. Nous nous en voudrions de nous appesantir sur des données devenues aussi banales. Comme nous l’avons déjà dit, c’est l'énergie chimique existant dans les aliments et provenant ellemême de l’énergie solaire, qui est la source de toute notre énergie. Ces aliments nous fournissent une quantité d’énergie, évaluée en calories, que l’on a déterminée avec précision dans les différentes circonstances de la vie. Des expériences calorimétriques très complètes ont permis d'obtenir ces résultats. C’est ainsi qu'il est admis qu’on doit fournir, suivant les cas, les quantités de calories suivantes à un organisme moyen (1).

() Docteur CHauyois, — La machine humaine ens

( eignée par la machine automobile, Paris 1926, page 84,

rie Lo Pa

Ralenti absolu : Individu de 65 kilos en état de jeûne et d’inaction. 1500 cal.

Vie végétative : Individu de 65 kilos s’alimentant avec occupations minimes. 1750 cal.

Catégorie 1 : Individu de 65 kilos faisant un travail moyen. 2300 cal.

Catégorie 2 : Individu de 65 kilos faisant un travail fort. 2900 cal.

Catégorie 3 : Individu de 65 kilos faisant un travail extrémement fort. 3600 cal.

Comme on le voit d’après ce tableau, l’énergie néces- : saire croît avec le travail et, d’autre part, l’homme, même au repos, consomme de l’énergie. Le tableau suivant montre comment l’énergie chimique des aliments se transforme au sein de l’organisme.

Tableau des formes successives en lesquelles l'énergie se métamorphose dans les organismes vivants (d’après A. CHAUVEAU) (1) © QC QU QU QT Effets primitifs ou immédiats

Effets consécutifs :

# Force = I. Statiques = I Travail utile ou Energie musculaire <% équilibration £ mécanique extérieur chimique & c’est-à-dire > 2. Dynamiques : 3 2, Travail perdu initiale © force 2 vitesse communi- ë Chaleur dissipée élastique À + quée à.la masse © dans le milieu <

libre des mobiles extérieur

équilibrés ER meme ee eme

Rappelons que l'oxygène n’est pas lui-même un producteur de calorique, il sert seulement à brûler en temps opportun les substances calorigènes des aliments ; ces substances ont, d’ailleurs, un pouvoir énergétique différent suivant les principes qu’elles contiennent.

Les principes albuminoïdes, les principes gras et les principes sucrés représentent seuls du véritable calorique.

On peut donc dire que les aliments sont de l’énergie, puisque leur valeur alimentaire est en proportion directe de l’énergie qu’ils sont capables de nous céder.

(1) Georges MarTissE. — Les sciences physiologiques, Paris 1924, p. 38.

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