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préparés à se consacrer, dans la médiocrité, à la science pure. |
De tout cela, Sozvay ne semble pas tenir un compte suffisant.
Si nous avons discuté un peu longuement ce point de la doctrine de SoLvay, qui envisage la création des capacités, c’est pour en faire ressortir le côté légèrement utopique, qui l’apparente à la doctrine de SaINT-SIMox. Comme lui, SOLVAY veut voir la direction de la Société passer aux savants et aux industriels, et toutes les mesures que ce grand patron envisage contre le capital et l’initiative privée, aussi bien que sa foi dans la science et dans le progrès, rappellent invinciblement les plans grandioses et un peu mystiques, d’après lesquels le gentilhomme socialiste bâtissait la société où l’industrialisme serait roi. Certes, SoLvay est un esprit différent. Il a été, dans Je domaine pratique, un grand réalisateur. Toutefois, par certains points, il rappelle les Saint-Simoniens de 1848, avec leurs illusions et leurs enthousiasmes. Nous allons, d’ailleurs, retrouver tout à l'heure dès réminiscences de Saint-Simon, encore plus accusées, dans la technocratie.
Pour conclure cet examen du productivisme, nous dirons que si le succès n’a pas favorisé ce mouvement, son importance n’en demeure pas moins.
Il représente, en effet, la tentative la plus complète, qui ait été faite en vue de réaliser l’idée énergélique, avant que la technocratie tente cette réalisation, mais dans un autre esprit et avec d’autres moyens.