HAT 0A
nest pas nécessairement la même pour des produits identiques, car si la première quantité y es la He la seconde peut ne pas l'être. On sait que les progres de la civilisation tendent à diminuer de plus en plus cette seconde partie. La valeur de fabrication de tout produit a donc une tendance constante à diminuer ; la marge est d'autant plus grande que la dépense de travail nécessitée, au moment considéré, par la fabrication du produit est plus forte par rapport à l'énergie intrinsèque qu'il contient. |
» Cette valeur de fabrication comprend, en particulier, les dépenses de transport relatives tant au produit luiméme qu'aux. opérations exigées par sa fabrication.
» Outre sa valeur de fabrication, tout produit a une valeur de jouissance, plus élevée, bien entendu, que sa valeur de fabrication ; car celui qui désire acquérir un produit est prêt à faire, pour se le procurer, les sacrtfices. nécessaires. Ces sacrifices, d'ailleurs, ne peuvent consister qu'en énergies brutes, ou en travail dépensé pour la transformation de celles-ci, ou en une somme d'énergies brutes et de travail.
» Le producteur et le consommateur peuvent se trouver réunis dans la même personne ; c'est là le cas le plus simple. Dans le cas contraire, ils font un échange. L'opération appelée échange consiste en ce que deux personnes renoncent chacune à une valeur qui lui appartient, pour avoir la valeur appartenant à l'autre. Ce qui rend l'échange possible,-c'est qu'il existe, entre la valeur de fabrication et la valeur de jouissance d'un objet, une différence qui n'est pas nécessairement la même pour deux personnes différentes. Si, des deux côtés, la différence est telle que, pour chaque partie, ‘la valeur de jouissance de la chose, à laquelle elle renonce, soit plus petite que celle de la chose qu'elle reçoit, toutes deux sont contentes de l'opération.
» On voit que la question de jouissance, où de valeur subjective, joue un rôle capital dans l'échange. Nous ne pouvons pas nous y étendre, car elle rentre dans l'étude