DÉFINITION
Nous nous étions réservé de passer à l'interprétation de nos inégalités, après avoir établi leur généralité.
Le moment est venu d'entreprendre ce travail.
Considérons l'inégalité (2) relative à Primus et sa traduction algébrique. Elles se présentent comme il suit :
Energie alimen-
b à Primus
taire que Secun- N Energie alimen- X° dus produirait, en Da taire cédée — a Dan) consacrant l’éner-
gie employée à pro-
duire b
Ka, Co, LR Ka, Ce, De Ka, Co,
Nous disons que les deux termes qui encadrent a sont les valeurs d’usage énergétiques de b pour Primus et Secundus.
Qu’entendons-nous par là ? Nous exprimons par ce mot que les quantités d'énergie représentées par ces deux termes sont équivalentes à b. Elles sont équivalentes non pas quantitativement, mais parce que l’une est produite grâce à b et l’autre pourrait être produite aux lieu et place de b. C’est donc d’une équivalence qualitative qu’il faut plutôt parler.
A Primus, b apporte un gain en énergie alimentaire exprimé par K4, C,.Il est bien évident que c’est là pour Primus la valeur de b, car si cette valeur diminuait jusqu’à atteindre 0, il n’aurait plus aucun intérêt à recevoir b ; b aurait pour lui une valeur nulle. De même, Secundus évalue b en énergies alimentaires par les quantités de celles-ci qu'il obtiendrait, en consacrant à leur production l’énergie qu’il a dépensée pour produire b. En aucune façon, il ne peut recevoir de Primus une quantité d’énergies alimentaires inférieure à celle-ci, qui s’exprime par Ka, C..
Si nous appelons V, et Vy, les valeurs ainsi définies ‘de b par rapport à Primus et Secundus nous aurons :
Vo, = Ka, Vas —= Ka, Ca, Un raisonnement identique nous permettrait d'écrire, en
appelant V, et V4, les valeurs de a pour Primus et Secundus :
Va, SR Ko, Co Va. = K», Ca, Par suite, nos inégalités peuvent s’écrire :
Pour Primus : Vy, 5 a > Va, (7)
Pour Secundus : V,, vb De Va, (7 bis).
Ainsi, la quantité d’une espèce d'énergie à donner en échange de l'énergie re
çue doit être comprise entre des limites,
qui sont les valeurs d'usage pour les deux échangistes de cette dernière énergie.
Ce point de vue est-il défendable ?
Ceci découle des opinions exprimées par les énergétistes sur la valeur, mais n’a jamais été présenté sous cette forme. Les valeurs d'usage seraient donc évaluées en énergie et, par suite, théoriquement mesurables. De plus, ces valeurs ne s’interprèteraient pas de la même façon, suivant
qu'on se placerait au point de vue de celui qui donne ou de celui qui reçoit.