‹ La "Profession de foi du vicaire savoyard"Chapitre 133 sur 176 · MAXIMES · texte numérisé non relu

MAXIMES

extraites par Rousseau de la « Profession de foi »

Sous ce titre de « Maximes », Rousseau a groupé dans l un de ses ca/iiers de brouillons i Mss. de Neuchàtel, n" yS^J) un choix de réflexions philosophiques et morales empruntées à /'Emile. Les deux tiers de ces « JVlaximes » viennent de la Profession de foi. // semble, d'ailleurs, que ce choix de Rousseau soit resté inachevé. J'ai cru pourtant qu il y aurait intérêt à retrouver ici ce qui. dans la Profession, paraissait à Rousseau lui-même le plus nouveau ou le mieux formulé. — J ai souligné les quelques variantes: ce sont presque toutes de légères retouches, que Rousseau a fait subir à son texte pour lui donner l'impersotinalité des maximes. — Les pages sont indiquées par Rousseau lui-même : ce sont celles de l'édition orieinale.

f° 67 ''" ni, m. Il est un degré d'abrutissement qui ote la vie à rame, et la voix

intérieure ne sait plus se faire entendre à celui qui ne cherche qu'à se nourrir.

V 68 '° 'II' '7- En écartant toujours la vaine apparence et pénétrant les mau.x réels

qu'elle couvre on apprend à déplorer les erreurs de «ex semblables, a s'attendrir sur leurs misères, et à les plaindre plus qu'à les envier.

iS. L'homme qui fait le plus de cas de la vie est celui qui sait le moins en jouir, et celui qui aspire le plus avidement au bonheur est toujours le plus misérable.

22. En /a/.sc7;i; Vfeii de n'être pas homme on promet plus qu'oH ne peut tenir.

23. Il faut commencer par apprendre à résister ton/ours, pour savoir quand on peut céder sans crime.

24. Il ne faut souvent qu'agraver la faute pour échapper au châtiment.

25. Rien ne conserve mieux l'habitude de réfléchir que d'être plus content de soi que de sa fortune.

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