METHODE DE LA PRESENTE EDITION' CIII
sont des retouches dart. J'ai dit. dans une autre étude ', quel était, à ce point de vue. l'intérêt des Manuscrits de Rousseau. Ceux de la Profession de foi. moins significatifs, sans doute, que ceux de la Julie. apportent cependant un témoignage analogue. On pourrait, avec eux, composer tout un dictionnaire des svnonymes. Que de fois nous voyons Jean-Jacques hésiter entre « pompe » et « magnificence ». entre « honorer» et « vénérer ». entre « admirer », « observer » et « remarquer » -, etc. Certains textes de la Profession sont même privilégiés, parce que les Manuscrits qui nous restent nous en conservent, semble-t-il, tous les états successifs : par exemple, le .lever du soleil sur la plaine du Pô, l'apostrophe à Helvetius, le morceau sur « la beauté de l'Évangile » •'. Ce dernier surtout mérite notre attention, car nous pouvons assister à sa naissance dans une note marginale, et en suivre l'élargissement et l'orchestration progressi\e jusqu'au texte de la dernière rédaction, si savant, si équilibré, si artiste, et pourtant si ému.