La place de l'homme dans la Nature
^ Après avoir découvert ^ceux de ses attributs * par lesquels je conçois son existence, ('il me reste a) cherche(r) quel rang j'occupe dans l'ordre des choses qu'elle gouverne et que « je puis examiner ». Je me trouve incontestablement au premier par mon espèce : car ^^ par ma volonté ^ et par les instrumens '" qui sont en mon pouvoir pour l'accomplir j'ai plus de force pour agir sur '^tous les corps ['-animés ou inanimés] qui m'environnent '-^qu'aucun d'eux n'en a pour agir sur moi par la seule
' B. (la nature de Dieu) [l'essence divine].
- B. ses râpons avec moi. — I. [le sentiment de] ses râpons.
^ B. (c'est de) [d'en] mal penser (d'elle). — I. c'est de mal penser d'elle.
^ [(Je reviens à moi)].
^ (son existence sa « providence ses attributs »).
" (qui me).
' [je reviens à moi et je].
" M. tant.
'■' M. que.
'" B. (qui sont en mon pouvoir j'ai plus) [que j'ai receus] pour l'exécuter,
I ai.
" I. (tout ce qui) [tous les corps].
'- B. < animés ou inanimés > « les corps » (êtres sensibles matériels).
" B. [ou pour me f^arantir de leur action].
t Le paragraphe qui commence ici se trouve dans B et les autres Manuscrits immédiatement après la phrase : et mon esprit troublé n'aperçoit plus rien : cf., plus haut,/" 160''".
Pénétré de mon insuffisance, je ne raisonnerai jamais sur la nature de Dieu, que je n'y sois forcé par le sentiment de ses rapports avec moi. Ces raisonnemens sont toujours téméraires: (*,' un homme sage ne doit s'y livrer qu'en tremblant. & sûr qu'il n'est pas fait pour les approfondir : car ce qu'il y a de plus injurieu.x à la Divinité n'est pas de n'y point penser, mais d'en mal penser 2.