SCÈNE VIII
ATHÉNE, - HERMÈS HEHMÈS
Pallas !
ATHÉNÉ
Pallas?
HERMÈS
Je te donne le nom du premier que ta lance perça !
Ah I Déesse, quel étrange contraste
entre la joie des Dieux et la stupeur d'en bas.
Le Père a prodigué ses foudres :
l'incendie des forêts dure encor.
La Thessalie entière porte les traces d'un cataclysme,
les grottes qui servaient d'asile, sont obstruées, détruites,
les animaux, féroces, chassés de leur repaire
rugissent, errants et affolés :
inexprimable confusion !
Les Mortels ?
HERMÈS
Hs n'étaient que sauvages et les voilà stupides ; il en est qui se tuent, ils refusent de vivre :
ce surcroit de terreur, l'imprévu de ces maux les ont découragés. J'ai voulu proclamer que le calme établi ne serait plus troublé : J'ai dit que j'étais Dieu! Hs ont hn, pleins d'horreur,
se blottissant derrière les rochers, avec l'auroch terrible
et le mégathère effrayant.
Si le propre du Dieu est d'inspirer la crainte
je ne connaîtrai pas de plus complets honneurs!
Les Immortels s^appellent, sur la terre,
rincendiCj le fléau, la blessure,
l'effroi, la maladie, le malheur et la mort.
ATHÉNÉ
Mon Père a donc raison de les vouloir détruire ces méchants, ces impies ?
HERMÈS
Seul pourrait te répondre celui qui est caché au mystère sans nom du Destin.
Ne les injurie pas, ces éphémères, accuse l'impiété des Dieux, se désintéressant du sort des créatures.
ATHÉNÉ
Ta parole semble l'écho de Prométhée Tu penses avec lui, tu agis avecZeus.
Explique, Hermès, ta double nature.
HERMÈS
Mon intérêt commande d*obéir
mais ma pensée se plaît dedans la liberté.
ATHÉNÉ
Prométhée veut sauver l'éphémère.
Ne paraissons pas au débat :
laissonsle Destin s'accomplir entre mon Père et le Titan.
HERYÈS
Bien dit, sage Athéné ; dans le présent confus respectons les secrets sublimes de l'avenir voilé, (exeupt)
T 11 R A T II E DE LA U 0 S E f CROIX