III - LE CINÉMA
81 la presse est, au dire de cert:ins, le moyen de propigande du passé, le cinéma serble au contraire devoir gner l'avenir par ses multiples avantages. .
Avant tout, il est une distraction, un à ‘iassemento de portée immense. Il est ouvert à toutes lien bourses, acces: sible au petit comme au grand, au pauvre et nu privilégié, frustre sutant qu’à l’intellectuel. I1 bénéficie d'un rés de salles de crojection très dense : plus de quatre mille er France, et de soixante dix mille dans le monde, toutes fréat tées régulièrement.
Plus qu’une distraction, 11 ent devenu pour beñ un besoîn que l’on satisfait À jour fixe, pour lequel le : de plus modeste trouve toujours des ressources. Rien d’éton
nant que la propagande dispose 1h d'une arme re‘outablerent | fioace. ;
L’art cinératographique demeure le procédé d’expr sion le plus puissant que l’on ait trouvé, plus encore que Tr ir Pa 5 pas besoîn d’avoir sppris pour regarder et vois L'inertie Gu cerveau humain grandissant avea la technique, [i'image tend de plus en plus à triomprer et avec elle l’ersef gnerent qui toujours l’accompagre, d'autant plus facilement que Le public qu'elle atteint est là pour se détendre, aban:
onné sans méfiance à toute sugrestion qu'image et parole 8: liguent pour lui: imposer. Le mot 1uicméme, parlé ou écrit signe qui n'agit que par l’idée qu’il fait surgir et bacun interprète à sa façon. L'image à sur lui cet va de n'avoir point besoin d’être traduite, elle agit Aimer éa
rent, et s7 le sensibilité, sane savoir besoin d'étre ac gnée de preuves, elle possède une force instructive qui, k ou mauvaise, est d'autant plus pénétrante que là photo et le mouvement procurent au spectateur une illusion 4’: uthentie: forçant L’attreit ou ia répulsion dens un jugement d'ordre
| quement sentimental. |
se
ünis l’utilisation de cette puiseance de L’£m doit étre particulièrement délicate et diacrète, d’une té égle à celle que mit la Rusnie à créer, dde après ax lution, une oeuvre cinématographique chargée de foi révo: tiorraîire, qui devait obtenir un #i grand retentissement le monde qu’il fallut recourir à des mesures de rrotect
À Cette fonctton | épiae eut remplie au mieux doute par le film d’actuniités, prenne filrfe dont le vol va chaque joux croissant, dont certiines aslles se sont Spécirliséens dans la projection permanente, Chaoun peut si particirer de Bes yeux aux grands évèrnementa dé la vi tionaie et internationale, Fo
L’sutres pibes 4e filossont utiles À Le propsg
| Le à santsire, qui, outre es valeur savon tive et srt1st1qu8; Tenterre A’intéressantée prie d’iritist Hu prys à de gronda groblèmes, telle ia ph onies dans l# vie nationnie, car exemple. et ne 19, Fc l'objet de savants truqueges, de resonstitutionn *a1nenne
12 peut nésnroins etre un fac eur de paix et de rpprocb ‘entre lies nations par ae différents sepects qu'il préren ln vie d'un peuple étranger, par cette connainennee qu’il fre de diversea conceptione de din vie, Il pout surtout à
D td pie contribuer à l'oeuvre de cohéaton nationale et D t sociale, montrent à L’agrlouiteur le pénible isbeur de L'ou vrier, ou su fonctionnaire, Le a ae cu on ne à l°0£ ——— :
| Quant au film aramati que lut-aére, : son. titine aux fins de “ropaginde, bien que nôssible, et si ra est Tv. ‘ste, surticuiibrement efflonce esttrèe 44 ionte, Le film à thèse risque d'etre dénonce ir é8fitement ct de vrovoquer en | conséquente chez les ApOG RASE me méfisnes ai en compr ausnitot l'effet.
k Ft Héatinntes énfin . in de guerre, propane | ente és mais font le auocèu ne dérent jsrain la rit
Hais mis à partie file d'notualités eine doute, 1 meilleure propaginde cinémstographique sers encore la pro tton de filme de hiute valeur exprinant comme 11 convient en France see en de rai ét l'âne de la Frinos
‘> La mnt.
tollective, come le cinéra, la radio dévait conquérir les ces, Ajoutant nux svsntagen de eu puissance con Însppréct
fudividumlité destinée à he Pl cenne, elle ren
Atrwent äs la propsgende 3 domieile,
L | Agisosnt cur à ontntses et Les nee de: penaée
Chaque maison, ohaque fille, chaque individu tteint directement. sans FF. n'ait Er ofrort à fa : a'ennatre, s Ds ne co, te chée de 1 parole que Lo 6 ei tons planet celui de ls srese, pourrait bien, simul “ent à 0e dernier, réspparaltre soun une forme . sance et ms portée. É
Hier, À’ oreteur conviait les is h soute je Ü il sant | efauite .— Of: te que ns been
ls
égslé dsns son suooès que par ie Père COUCHLIN
‘avaient pu + ioare
: see al l'homre mit. que, de son cabine) de travail, s'adrease à ses concitoyens, et tous au même moment l'entendent, ET le disques fera que demain encore il pourra étre entendu =’11 Le dfaire, Certes la présence de L’sudito donnait au conférencier ia possibilité de s'adapter aux fliuctustions inatantanges de l’opinion. Wnis l’avantage nouveau eat supérieur qui fuit d’un gran discours un téte à téte an os où ie chef Les, Pre lus nécensités de i’heure présente l’efrort à accomplir, et l'on connsît l'extraordinaire rfusa des enueeries au coîn du feu du Président ab a qui ne
La radio, vlus, né comaft pas de frontières.
Journal sans papier ni distunce" dicait LRAINE, où ia cena at auani inutile qu'inefficace et ia preuve ent faite qu° e peut pos ne 1e ré 4’écouter re. in:
erdite.
hinoi la radio a réslisé oe paradoxe : briser l’is mont individuel des habitants et le cloïsonnement den natii
renforcer en même temps ne et la a de cé
lui-rese …. propres are pee gs
D'abord, elle ronpt Is soit tués dé l'individu re ché du monde par Le relief phynique : grâce aux ondes, 11. vient en contact permanent avec ls pensée de ses concitoyet Elie effuce aussi La distance spirituelle qui éloigne Len tions, contrecsrrant l’action du gouvernement qui reins.
enfermer son peuples dns une pensée unique.
Ensuite et inversement, 41 est certein qu’elie pe cipe à l'indépendance des États. Autrefois, ceux-01 devaie pour recusiliir leurs informations, emprunter les oñbles in % nationaux contrôkés par l'étranger qui fnoîlement était à: d'exercer une cennure, d’arreéter une dépêche, d'interrompre tranerteston en ons de oonfiit. À présent, chacun acourule
À son résesn rs ee
Aussi est-ce dans le domaine des infornations que
‘radio m#it effioncement, D'où l’externsior connidirable
tée cepuin La dernière guerre à l'importance du journal
Cslui-01 se diffuse de nos jours non plus seulement en ls patlonnie mais éncoré en langue étrangère à destination voisine et du monde entier. Ainsi Sosoou répandit à globe liss 1âdes communistes, Tokio proposa à toute programme d'expansion, Rore one contre lis France 4 terre les sn, 2 pen Andigènen d'Afrique, Poriin ter ” Refah à re ia Bree pr PRESS E.
. nouvelle, aboutir finalement à détraquer 1
| . Depuis les prisentes hontilitse, uhé guerre des
se -déohsiîne, aussi acharnée que l’autre. Klle a’ouvre sprèe que l'auditeur anxieux, suspendu au récepteur, 284 srtendu vours, Sppéis, Informations, guettés comme un oracle, après € Les ondes eudBent vébiculé les susrères adjurations en faveur. de ia paix, «près que, celle-c1 définitivenont briade, lisu & bartitions de chaque chef d'Etat se fatcrtnuoe bates Alors : l’éther devient un Lieu de combats 6 merbi où paroles de he ne et de violence, flots de rensonges et de eslonnies, rppe le: ls révoite ot à ie réstatance se heurtent et se brisent,
it 4 SEA VE
*ñe se croirsit-on pas, en vérité, revenus eux t ‘antiques, où les héros d’Homère almaient à expliquer en dét: "à leurs ennemis, avant d’esenyer de les découner ou de Les "transpercer, ce qu'ils pensatent d'eux 6t deleurs proches ?
Arre de guerre d'ime efficacit{ redoutable, son comrence dès L'attaque. Hitler ouvre la re a de Pologr: pir un uitirat@s radiodiffusé et lance aur La ongueur 4° de Varsovie les informitions tandnncieusen destinées à dé
ser l'réverssire.
j. Cette ‘guerre des ner£e" devait se généraliser 2 et, senbiant assurer le triomphe du ver songe ot de 1: fausse éaprit humain Lo
chant plus où trouver La vérité.
FRS : On comprend dès lors L'importance stratégique d'une tstion d'énission, le gravité des éreutes de février 1934 à
enne vec l’acsaut de la Ruvag, comre Ge celles de Cubs, dé «| touwvanie, d’Âsérique du Sud, En Espagne, lora du d4cien nhers se 12 guerre civile, 12 conquête inrédtiate du poste de Asa Séville par le Ginéral Queipo de Liane fut un facteur impe nt dans le succès initial de is lution par l: diffusion des Girectives insurrectionnellens, Fe Le
Le gt de gouvernement intérieur aussi, la radio n'a ras Là un ro
e moins spprécinble, "Grand forur politi que“ un y 2pporte l'exposé de son progranme, vient y décompose
voiution des grands problèmes modernes, + he ae d'y rer
ler l'esprit civique. Corre zutrefoise Len libres citoyens d’Athènes réunis à l'Acropoie
du vingtilme siècle tournent is
bréchent la grandeur de le eur doctr psr la qu diogénique, captivant et persuïeif.
(1)CL. Sohubiper. La guerre des ondes, Laussnne 1941, p.1
Pourquoi dès lors un scrupule quelconque de libéralisme viendrait-1l limiter l’usage de cette arme nouvelle de propagande ? nes ô ;
« Ji ne permit Atlas d'a pyates (bc ratigne «..
LPS A
Il ne faudrait vas croire qu’il sit fallu attendre naissance et le développement du cinéma et de la radio, pour sister rerallèlement au succès de Lis propagande politique.
On à en effet souligné déjà vs tout éteit utile É ses fins. Aucune action, aucun moyen, ne lui sont étrangers. Insiatons donc, avant d’aborder l’étude du rôle historique de la propagande sur le fait que celle-ci a toujours existé du me ment qu’il y a eu politique, Harsngues, discussions d’assem— VE inscri t monuments, pr L drés ; ont attesté depuis des s1èel La Se universelle des desseins des conducteurs de peupl ont proclamé ét éternisé leurs hauts faits.
Aussi p’avons nous pas l’umbitlon de dresser ioi une | his toire de la propagande politique. Kotre tâche sera seulem de mar‘uer de quelques jalons historiques l’utilisation prati ‘que de cette foule d'instruments perticulièrement utiles dont nous venons d'indiquer le rôle théorique. Nous signalerons s plement, à l’occasion de chaque grande période de civilisati e avec l’idée-force qui la guidait, des exemples typiquement ca ractéristiques des procédés de suggestion sociale, de presasi sur les esprite à des fins politiques.
Ce rapide retour à travers le passé sera guidé par une autre RonaTS.
nn En Pr per notre étude are RE t rent divisée en deux parties. ë
Le premier volet de ce des : retracera le passé, des origines à notre vingtième siècle, Durant cette période, bien que le gouvernement des esprits ,atteigne parfois un hau: degré de perfection, ia propagnde n’en demeure pas moins un dont le succès est 116 au génie intuitif du grand conducteur peuple et À son prestige personnel.
A travers le second volet oo la. propagande temporsiîne. C’est alors une science appuyée au Les oùver tes techniques les plus précises, servie par une corporation | d’authentiques professionnels, formés dana des écoies .— sées, et possèdant à fond toutes les lois du métier.
La charntène de ce dyptique sera naturellement la guerre de 1914, Lh, comme ailleurs, elle devait marquer l’o gine de transformations sieste. ,