‹ La propagande politique /Jacques DriencourtChapitre 22 sur 45 · I - Les premières civilisations · texte numérisé non relu

I - Les premières civilisations

= Aussi loïn que l’on remonte dans l’histoire des : ples, on trouve des exemples renarquables d'utilisation de boles et de la mythologie comme moyens d’action sur l’im tion des v“asses; art, appel à la sensibilité religieuse, tion des instincts les plus sublimes et les plus grossier

fréquemment employés.

Partout les monuments sont recouverts d’inscr et de décorations commémorant les exploits des héros.

à Alnsi sommes-nous renseignés sur les campagnes du raon TOUTHNES III, quinzs seièoles avant notre ère par les ses "Anneles" gravées sur les murs du temple d’Amon à Ka rédigées d’après lies "journaux" du roi, tenus par ses 8e res. Ce sont assurément ces grands souverains de la sec narchie thibétaine qui se sont le mieux re rpétués jusqu’à leurs noms et leurs figures cent fois reproduites dans la

re les immortalisent, :

__ Partout, pour manifester leur puissance souve les monarques mobilisent des troupeaux humains à L’édif d’architectures gigantesques : simples stèles, comme cet des Vautours de Las de i’an trois mille environ; tem meux aux salles hypostyles, avec leurs pylonss, leurs 6b leurs sphinx et leurs colosses; pyramides mb vbs qui qu’une forme de propagande nécrologique à 12 gloire des | Autant de construction recouvertes de i’éoriture sacrée, biéroglyprhes dessinés par les pretres à la gloire des à: rdgnantes, autant d’histoire que nous lisone sur les roch les sols des palsis, aux parois des thermes et des temples les bandelettes des momies corne sur lies papyrus. Procédés

l’on retrouve chez tous les ur la. protohietoire __breux comme les rois de Babyi 8 ou les dynastes dea I

qu’ils soient de chsir ou de pierre,ces puissant is terre n'apparaissent aux foules que revétus de tous les buts de is divinité. Leur autorité magique leur donne pou sur les forces de 1 nature, ils font briller le soleil, t la pluie, germer les récoltes, Leur existence devient comme l’épopée de GILGAYESH, rot d’'Ourouk,

Au douzième siècle, l'empire assyrien se révèle par son caractère féroce et implacable, TEGLATH = PHALASAR Ier pr clamait à son peuple see exploits en ces terres, bien propres à satisfaire ses gouts grossiers (1) :

“Je couvris de ruines les territoires .., je gemai “le sol de cadavres comme on fait de bêtes fauves. Je livrai “len villes aux flarmes, je dérolis, je détruisis, j’entassai “ruines et décombres, Je leur irposai le poids de mon joug, . “je rendis des ections de grâces Su dieu Aseour mon Seigneur"

Ve veut-on pas, déjà, transformer les expéditions litoires en croînades ? Néanmoins l’emploi des instriments À plus crusls de is contrainte et des procédés les plus grossie de suggestion collective font apparsitre l’Assyrie comreé ayan érigé la terreur et ia subjugation morale en système de gouve nement. : 6 5

Des moyens moins violente furent pourtant utilisés dans l’Antiquité. Les quippos péruviens, plus esractéristique que les morceaux de bois ou d’oa gravés; sônt des cordelettes à noeude de diverses couleurs attachées à des branchages pour conserver La mémoire des grands évènements et faire savoir au peuple ies hauts frites de leure souverains, É'ons

Enfin L’antiquité nous apporte la preuve que la pr gnde était non seulement exploitée per ler hommes politique mais encore étudiée r8r les lettrés. Nous connaissons de vér tables traités du gouvernement de L’opinion publique comme © du Chinois SUN TZU au 5e siècle, ou L’ARTHASASTRA de l’hindou KANTILYA quelque trois cents ans avant notre ère.

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