‹ La propagande politique /Jacques DriencourtChapitre 23 sur 45 · II - LA GRÈCE · texte numérisé non relu

II - LA GRÈCE

| : sen bn À Multiples sont les exemples que l’histoire grecque nous offre de l’utilisstion de 1a propagande, orale surtou

tant à titre général et permanent, dans les affaires publi que dans des circonstances spéciales. ne.

: : Dès les temps horériques, elle triomphe dans toute : 1’Hellade, -

Des générations durant, nèdee et rhapsodes chanten de village en village, la colère d’Achille ou la vengeance

(1) G. Fougères ... Les premières civilisations, p.278.

Poseidon, gravant deus Le coeur des paysans st des marine 1’ miration des héros et La crainte den dieux dont les volontés s'expriment par la bouche des pretres-ragistrats. 5

Peu à peu, cea légendes politiques de rassemblent, s’ordonnent gréce au lent travail des diakévastes, Den règi dont les premiers sont ceux de SOLON, en établissent ne véri ble codification : l’Ilinde et l'Odyaaés aprarsissent, L’enf y apprend à lire tout en nourrissant son coeur des exploite de diéux et des ancétres et du respect des magistrats, L’épopée homérique, fépandue tant parmi les descendants de l’aristoora myoénienne que chez les peuplades den cités ioniennes, éolien ou doriennes, lui enseigne en même temps la solidarité de tous les peuples de la péninsule contre les barbares, Rerarquons d’ailleurs que cette idée fondamentale polarisna pendant de longs! siècles la vie politique de toutes les cités grecques. C'est : elle qui suscita discours et discussions innombrables, comme elle fut à la base de 1: célèbre propagande orstoîire d’Isocrats | qu’on retrouver plus loin, : | se 1

Thère de la lutte contre l'ennemi commu, c’est an lut qui donne à Salemines et à Platées leur valeur aymboli que rythment "les Phéniciennes" de PHRYKIKOS, dont THIAISTOCLÉ avait fait les frais en qualité de chorège, ou "les Perses" commandée À ESCHYLE PERICLES, chant de triomphe en i’hon! des vainqueurs de Salamine et adresse en faveur de la confédéra tion naissante de Délos. Plus panhellénique encore est le sen ment de Pilñdere dans nes yathmiques, Dithyrembes ou Pythiques, sautant que l’oeuvre G’ARISTOPHARE, tourmentée parl'idée de la psix fondée eur ia: communauté d’intérets de tous lies Grecs.

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Arrétons-nous ici eur un épisode particulièrement werquable de ls propagande politique en Grèce au Vie siècle.

; Les poèmes homériques, on vient de le dire, servaien d’une manière générale, ke politique traditionnelle de ls Gr et renforenient l’obéissance civique. Plus spécialement, 1’ dyssée fait partie de ces légendes “successorales! illustrat des règles et des coutumes de la aévolution de ie couronne dm les citée aux temps héroiques. Mais ce n’ést rien à côté que nous enseigne .E, MIREAUX, dont les savante treveux (1) montrent comment l'Odyssée fut utiliaée, au moîns en partie, me brocbure de propagande par PISISTRATE qui, après SOLON, £ établir L'édition officielle du poème qui seule figurait bibliothèques et dont La Æolamration complète était imposée a rhapsodes lors des concours quadriennaux des grandes Panathé

(1) En cours de publication, male édités en partie dns À 4 < d’Humanité 111, dont nous nous inspirons pour tout cet :

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