III - ROME
Successeur é’Athènes dans la maîtrise spirituelle
monde, Rore offre également ésns, son histoire, maîints troits illustrant l’usage fait de la propagande par ses hommes poli ques, $ ; ;
Déjà, la République est née d’une légende, celle de Romulus et de Rémus, symbolisée par la Louve. Et les longs 9 cles de son existence nous prouvent que l’action sur les ins tincts et les sentiments collectifs était pousaée assez loin. Mais alors qu’en Grèce elle portait sur lea activités supérie res delesprit humain, elle utilise waîintenant et concurremment l’exhibition et l’organisation de la force militaire, C’eat. ainsi que les Romaîns attachaient une grande importance à 1?4 clat des uniformes, aux drapeaux, aux aigles et aux étendards à ls musique militaire est au eri de guerre, qui aiguillonnen leur coursge et leur volonté au moment de l’attaque.
Nombreuses sont aussi pour eux les occasions d’asas bler les citoyens en des fêtes et processions multiples, suse tibiles de frapper l’imagination de la foule, Ce sont surtout les triomphes, plus haute récorpense pour les généraux victorieux, cortèges dont le pompe est règlée minutieusement pour impressionner le spectateur : hauts dignitaires richement paré joueurs de trompettes, dépouilles des peuples vaincus, symbe de toutes sortes magnifiant la victoire célébrée, défilé des victimes et des prisonniers de marque voués au sscrifice au Capitole, des captifs et des otages, enfin Le char du triomph teur suivi de sen officiers et deses légions.
Le chemin de la victoire, re”arquons-le à cette occ sion, était d’ailleurs souvent ouvert par les arres de l’espr Dans lea guerres de Macédoine par exemple, Rome intervenant dans les affaires d'Orient ne manque pas de auivre l’exempli d’Antiochos 111, d’Euvenes Li et de ses prédécesseurs rois de Pergane se présentant aux Grecs comme deg “libérateurs", Air en 198, Titus Quinetius Flsmininus se proclame le défenseur libertés des cités. fu
S1 l’imprimé n’existañt pas encore, l'écrit avait pourtant son importance, Théori quement d’abord : ln littérat de la République nous offre l'ouvrage de Quintus Cicero "Let à Harcus Tullius aur la demande du Consulat" qui n’est rien moins qu’un traité du gouvernement de l’opinion publique. pratiquément aussi, les murs des places publiques et tout tour du forum, où s’élevaient déjà les basiliques les plus lèbres, les temples les plus vénérés, ies colonnes ét Les at tues érigées en l’honneur des grands hômres, étaient couver! d'inscriptions cflsbrant les généraux et les tribuns.
Et s’11 était à Rome un domaine où la soncurrence | faisait plus épre et la lutte plus serrée, celui des électi. c’est que les républiceins romaine connsissaient le libre ac aux charges publiques. Les murs de Pompéi ont conservé jus nos jours de curieux témoignages des compétitions 4lectora.
nous rontrant que l'affiche politique n’est pas une Invention parierentariars moderre, Ce sont principalerent les amis et
gr d'a candidat qui presnent ies Ltd en des . terre mé : |
"hommez étîle #, POUPONIDS, honne G& bien", faites se 11 vous aîme" - ‘je vous deande de nos-er Veius
Souvent sussi, on étule Les ue ét les proress au osndidat {1} :
*Ii est “bon, roëente, honnéte, dique äe la répit apte à ie servir, rerarquible, dfune loyauté éprouvée, Il -868 conéitoyens, ne FiPon au pas le trésor, 8er» un grand peur de jeux, Avec iui on Aurs äu bon pain, Ce sers un 64f seur de in colonie ,.. *. Se
Le fin de la République nous spporte une création à Jules César, mentionne danse une foule d’éerits des divers au teurs sous Le nom d’ACTA DIURNA ou Acta PUBLICA : feuilles cielles ayent, à part la diffusion, tous les caractères du nak moderne, Ce sont en général des espèces de placards 41 bués anx fonctionnsires - grâce au magnifique résenu de route de l'Empire - Afin de les renseigner sur les évènements, … faits, et les courants d'opinion de la enpitaie.
CESAR d'ailleurs, on le nait, ne négligesit fsire lui-mére sa propre réel lare est-ce que les hses res" sinon une osuvre dont le but le plus clair est de fuir connaitre et enjoliver ses victoires +. ee er
L'ayènement de i'hbtrs provoque we aprrésinote loppement de is. propagande, Elle lui est indispensable, © à toutes les dictaturen qui'ns pouvent admettre qu’une seule sée et aucune critique. Ls vaste étendue de l’Expire ia susai nécessaire, dont l'unité matérielle ne és ge te que per la conformité pire! tuelis.
. ee mg Le premier et ses suocesseurs nprèe js. corprfrent b qui fsvorisèrent dans ce dessein le cuite rini rendu dans toutes les régions du monde rondin.et par diverses chasses socialen, Grice à cette attestation du ne des populations envers ie régise «onarohique, la dooilit: inetitutions établies prend l'aspect d’une foi, celle-ci 6% d’ailleurs, comme telle érutive et exclusive : n'est __ avoir déntse que iles — étiena —— par une rois
és a perséoutés.
Au Lendesain de a période séprtrante des guerre
care
(1) of. H. Théienss. Ponpst p.918.
les, Auguste veut Sheil héar a érosesnt liste
cial por le redressement xorsl. Par l’exaltation de
idée nationsie et impériale, 11 réveille le Sntriotiit À rend à son pays l’idéal snns lequel 11 n’y a pas de gran tion. Hose devient en outre le pôle où convergent les
et les idées, Pour maintenir intacte au milieu de ces cou multiples, l’idée impériale dans les choses de l’esprit ce l'Administration l’assure dans l’orûre temporel, 11 faut sftort, un renouveau spirituel, qui donne naissance à ce l’on a justement nommé Le siècle d'’Auguste et qui se tr principalement dans le domaîne de la littérature et dans de l’art.
L’inpereur encourage les écrivains et 1e ste leur fournit des sujets à traiter, Sur son conseil, VIRG compose l’ENEIDE, épopée autionale à la gloire des tradit romaines, lien mythique entre 1’ époque contemporaine et plus lointaines origines de Rome, Les GEORGIQUES sont co sées dans le but de favoriser 1a politique de "retour à la re" qu poursuit alors AUGUSTE. C’est HORACE, aussi, sort poète officieux dont les Odea se rattachent étreitensut pitation nationale ; 11 maudit les guerres civiles, préeh ralliement autour d’Auguete et la réforme des moeurs, Ce encore les poètes élégiaques, TIBULLE, PROPERCE, OVIDE lui même, qui s’emploient à l’occasion, conformément aux désir: l’impereur, à célébrer et poétiser le passé de Rome, de m que TITÉ-LIVE, déroulant le cycle magnifique des guerres des conquêtes romaines, cherche à perswder que le peuple mais eat le modèle de toutes les vertus,
Un is: saules . oi transparait diverses réalisations ertistiques. Les plus basses, ce les jeux du cirque qui trouvent sous l’Empire un dévela : he doses On connaît la tirade fulminée gar JU
shapaie qu’il n’y a plus de ‘suffrages à vénars qui, jadis, aiatribuait le pouvoir, les faisceaux, les “tout enfin, ce peuple déchu ne souhaîte plus avec une : "ponvesties; que deux choses au monde, du pain et des j
Toutes les occasions sont bonnes pour r sunir 1 pie h L’asphithéâtre : plus de 183 jours par an, a-t-on © culé, sont obligatoirement fériés. Ainsi s’ établit entre foule et l'Empereur un contact quasi-permanent, : a$ là de mécônnaître l’auguste présence de celui-ci dont ie: larité en bénéficiait d'autant. Dans ces assemblées, € tre, l'opinion parfois réussissait à prendre corps et à ver soudain dans telle réclamation à l’empereur, que cel & era 8’ css nulitas cr à se se res
(1) Juvénal. X,75
. ee "C’est ainsi que les spectacles, sans faire partie “intégrante du régime impériel, en soutenaient l’armature, “que, sans s’incorporer à la religion impériale, ils aliren “taient ce qui pouvait encore brüler de flamme en elle souli-
gne J. CARCOPINO (I).
| Tous ces jeux en outre, grande diversion au désoeuv ment des citoyens et des chômeurs sont un obataole à la révol tion, détournant Les instincts de la foule et dérivant leur tivité. Aussi étaient-ils, avec largesse, multipliés.
Moins efficacement peut-Être, mais combien plus mag fiquement, le rayonnement de Rome estservi par l'architecture. et la sculpture qui ne le cèdent en rien à celles d'Athènes : floraison magnifique de palais, & basiliques, de forums, de portiques, d’arcs de triomphe, de colonnes, tous betis pour. plus grande gloîre impériale, La sculpture atteint son 2pogée sous les deux formes essentiellement nationales et suggestiv du portrait et des bas-reliefs historico-allégoriques comme ceux qui éternisent Trajen sur l’arc de Bénévent. sis
aie Là encore, le décadence verra le triomphe de forme artistique la plus basse sur la plus sublire. C’est d les plaisirs grossiers de l’amphithéatre et de l’hippodrome que l’Empire sombrera. 1 Se