‹ La propagande politique /Jacques DriencourtChapitre 41 sur 45 · EMA 5 RP CRE · texte numérisé non relu

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en védette, est susceptible d'agir en bien ou en mal, sur l’c nion du public, Leur téche sst aussi de créer des nouvelles vorables à leur client, nouvelles dont l’art ent de dissiau l'origine et de faire en sorte qu’elles soient le plus sensñ tionnelles possibles afin de se voit Attribuer une bonne ? | pay les rédactions des jourraux. A oette fin, le professaic de ia propagande étudiera l'opinion du publie eur son clien son activité, 11 orienters en cosséquences ses actes, s’as de l'appui de groupes ou personnages influents, créers souven un groupement nouveau, du genre "Fondation" ou "Institut" ete

Il est impossible de passer sous eîlence ls formids campagne de propagande qui fut entreprise à l’occasion du NEW DEAL, Ce fut une véritable croisade menée änns toute 1a féd tion pour assurer la prompte sxécution du plan de redresesæen national sous le signe de lhpe bleu et des 3 lettres mag NRA. Elie fut coordonnée par Le “National Emergenoy Counei. avec comme chef, d’abord le Général JOHNSON, puis surtout les MICHALSON, Le directeur de ia propagande du Comité Cent: démocrate qui avait déjà fait le succès de ROOSEVELT,

à des "Étate-mijors" où prirent place des personnalités » tes à qui l’on donnnit un "grade militaire*, Dans chaque lité, lea comités NRA rivalisèrent de vitesse et d'ardeur po reowiilir des adhésions, visitsnt scrupuleusement usines, sins, boutiques, pour Les entraîner dans le mouvement. Le: soumis, les réfractaires, leg déserteurs, étaient signalés vinéicte publique.

Le territoire fut divisé en 12,000 secteurs confiés :

Les quinze cents wille propagandistes engagée dans campagne usèrent de tous les procédés : discours, presse, ‘avions, théitre, cinéma, églises, clubs .. aptes à faire con: prendre au public lies vertus souveraînes de la nouvelle nys Des enfants furent baptisée du nor de Nira; une ville fut f Nirs, que parraîna Le Président Roosevelt, Des np tesques traversèrent les villes, oowre celle du 14 Septenubre 1935 qui vit défiler » travers Îew York 250,000 militante de . l'aigle bleu. : 4

se Toutes ces manifestations mobilisèrent pour un t 1s Fédération entière, galvanisée dans un gigantesque efto

: 1’appel de son chef.

Il reste enfin à retracer lea étapes ag cug, sobe de

da propaginde française durant cette période que fut la t: séparant les deux guerres mondiales, x 2

| Dèe Juillet 1919, les deux derniers Lo rar que

nous avions vusà l'oeuvre : "Commissariat général de lu pr gande" et "Centre d’action de propagande chez l'ennemi" : supprimés. a : ë

Un décret du 28 Novembre 1919 crée “l'Office central d’Esxpension nationale", rattaché » le Présidence du Conseil $ lie mission est de coordonner et pneus toutes les actions aidant au dfveloppement de l'influence française. Mais avent même son entrée en fonetion, 11 est supprimé en Février 1930 sous ie Ministère Millerend.

Sirul tan ément, "l’Union des er dés associations fi gaines" ent rattachée au Winistère de netruction publique, avec pour role de provoquer et de stimuler toutes les initiati privées utiles à la grandeur @u pays. :

Enfin, pour plus de IS ans, la propagande française était organisée d’une manière à peu près stable en 1920 avec la création su Ministère des Affaires étrangères, d’une part, du

144 Feses et d’info ion, lequel à un esractère presque exclusivement di 4 an et d'autre part, au Ser: à 8 .frà à per.

Celui-ci comprenait qutre Sections :

ba Section Universitaire, chargée d'assurer la pénétrati: intelleet e de a France duns le monde : en subventionnant développant lea ins titutions françnises déjà exietantes à 14 tranger, en y envoyant des professews frongais, en susoitant sidant l’enseignement de la langue française dane les éeoies tionales des différents pays, en concluant des conventions so: leires pour les échanges universitaires, ete ...

ports, chargée de maînten dans le monde en assurant

ge athlétique de 18 Franc :

représentotion aux grandes compétitions internationsise, ains: que d’attirer, de guider, et de faciliter le tourisme dans Le pays national,

La Section dos oeuvres diverses qui encourageait et # nait toutes les diverses initiat lvés privées servant la pr

frangsise dans le monde.

” Quant au Service - nformetion et de p voir et docwenter les journalistes frança: trangers, 0 niser notrs système d’information dsns les pays étrangers, Ë rienter et le développer selon nos intérêts, service d’ étude e . fin de 18 presse étrangère, en extrayañt par anslyses de es et bulletin quotidien tout ce qui pouvrit étre utile au Wini

Cette organisation de la propagande française dava demeurer ia meme jusqu’en 1939, Son insuffisance éclatante passe pas pourtant Inaperçue. Presque aucune année ne a’ écoul sans que, à la Chambre en particulier, un parlementaire n’at rat l’attention sur cette médiocrité. o : Se

En 1920, H. Géo Gérald, dépose une proposition de résolution invitant le gouvernement à organiser les service la propagande, La mêne année, et les trois auivantes, M. Na À . maire, rapportant le budget des Affaires étrangères, soulignai la même nécessité. En 1933, M, de Castellane, rapporteur de : proposition Gérald pose 1e problème avec précision, reprenant l’ensemble de la question. Jusqu'en 1938, les sucoesseurs di H. Noblemaire, MM, Simon et Paganon, reprennent leurs conclu tions.

À partir de 1933, dea propositions beaucoup plus p tives semblent devoir secouer la torpeur du gouvernement 6t du Parlement, :

Déj>, à le fin de 1933, à la suite des graves inei-. dents qui avaient marqué en Espagne, le voyage du Président Herriot, et à la suite des violentes Campagnes inamicales de présse américaine accusant la France de vouloir scosparer l’c mondial et l’sccablant pour le non-règlement de ses dettes, | M, André Fribourg, auivi de dizaines de députés, déposnîit une proposition invitant le gouvernement à "réorganiser l’action extérieure française".

Hais personne ne présentait encore de programme pré cis, Alors, pour remèdier à cette impopularité croissan de la France dans le monde, l’Association des Ecrivains be tanta établissait un long rapport avec des conclusions. posit ves, relatives tant aux réformes de structure à réaliser qu méthodes nouvelles à introduire, rapport qu’elle faisait par nir en février 1933 au président Paul Boncour.

L'essentiel de ces propositions fut repris le moi suivant par M. À. Dariac dans son rapport, qui eut un reten sement considérable en France comme à l’étranger, sw le b des Affaires étrangères. Après avoir souligné l’extréve ur de l’organisation de la propagande française, retracé celle qu’organisaient alors l'Allemagne nazie et les autres pays, proposait la création d’un Haut Commissariat assisté d’un soil supérieur. Il précissit dans une proposition de loi du 15 Décembre 1935, la nécessité d’instituer immédiatement un seil supérieur de l’Information nationale, sorte de Conseil Perfectionnement chargé de coordonner et de stimuler les d1 ses oeuvres françaises d’expansion, et de renforcer l’acti gouvernement, conseil composé de parlementaires, d’écriva de journalistes, tous spécialisés dans les questions de poli que étrangère et connalsgant bien l’état d'esprit des divers

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pays envers la France, Il aurait combattu la propagande anti française faites dans les journaux et auprès du publie étrangere, aurait rédigé les tracts, brochures, ... donné les dir tives aux chargés de misalion et correspondants qui l’auraien représenté à l’étranger pour y répandre les idées françaises Ii aurait veilié à ne pas laisser péricliter les journaux çgais éditée dans le monde, suscité et encouragé la produetion films, controlé les informations radiodiffusées .. donné surtt son avis au gouvernement eur toutes lee grandes idées françai à propager dans le monde.

EH, Dariac prévoyait aussi la possibilité de créer un | “Haut Commissariat des relations extra-diplonatiques" regrou dans un Cadre semi autonome et sous l’outorités d’une personnali té non politique, les divera services admtinistratife épars 4 tous lss Ministères. : À

Cette proposition, extrémeuent précise et intéresse était rapportée le 28 Mars 1935 par UK, Peset qui avait con cré 18 mois à étudier la question dans un volumineux rapport, essence du livre qu'il allait publier un pou plus tard, rapport fort documenté qui constituait un grave avertissement pour Le députés, qui y restèrent toujours “usei indifférente.

L'année suivante, M,’ Pezet lui-même déposait une » sition réclamant la création, d’une part, d’un Conseil supér | Composé de représentants dessservioes officiels et des grands corps de l'Etat, des initiatives privées et des organes d'ex; sion et de diffusion de ls pensée (presse, radio ...) maîs 4” tre part, tendant à créer, comme organigme adminiatratif, au sein du “inistère des Affaires étrangères, une Direction Gén de L’Expanaion et de l’Information française à l'étranger.

| En Août 1936, M. Darinc revenait encore à la charge. renouvelant ses précédentes propositions. es

Haîs Le Pariement restait sourd aux plus véhénentes sdjuretions, É

Pourtant, en 1938, dans un Winistère Blu figurant Ministre de la Propagande, M, L,9, Froesard qui dura ce que & le Hinistère, c'est-à-dire quelques joura,

Contre aa disparition, d. Dariae protestait, déposer une nouvelle demande tendant "à intégrer dans un Ministère de "Propagande rétabli conformément aux exigences impérieuses de “défense nationale, la totalité des services d’information res: "tissant d’administrations ou d'organismes divers, et à ef “le recensement des compitences sueceptibles de collaborer songemon t au regroupement et au rayonnement des forces mors

- La fin de cette sombre année 1938 et le début de : née 1939 allaient ouvrir une ère nouvelle de La propagande f:

guise. Déjh, c’est le Gputé de üorsellle, H, Vidal, qui le rüppelait su cours qu grand débat qui eut lieu eur ls prop de à la Chambre en février 1946, quelle magnifiques propag nationale fut, en réponse aux manifestations injurieuses äel? taille, le voyages qu'entreprit subitement lie ler Janvier 38 Président Diiadier en Corse st on Afriqme du Nord. Face «a insultes étrangères, ce fut spontanéaent, sans aucuh mo$ à dans toutes les classes saociaies, dsns tous les partis, dana tous les journaux, un grand élan d’unanimits mtionale, commu nion généralise danse la pensée de l’Empire un et indivisible.

D'ailleurs, devant la crise allant croissant, et le | développement de la "guerre des nerfs", 11 fallut bien se die der à agir et à sortir de la routine du vieux Service anachro. nique des Oeuvres françaises à 1’ étranger.

: Un décret du 29 Juillet 39 créait le Commi it ; nérai à l’Inf tion, auprès de lu Présidence du Cor ve : 80 Fe direction de % TA UDOUX . C'était bien l’orgnisme A 2. autonome, dirigé par une personnalité non-politique que l’on réclamait à s 6 ana, Il avait pour mission "d'organiser, animer et coordonner tous ies: services d’information et 4” #ion française", Un Décret du 15 Septembre 39 en fixait l’organieation avec 4 Services : documentation, information à l'in térieur et aux colonies, information à l'étranger, presse et : censure. Enfin deux mois plus tard on lui rattaohait le Servie d’information et de presse du Ministère des Affuires étrangère

En février 40, le Président Daladier avait du, N la quite du débat souvent animé qui eut lieu à ls Chambre, pres tre de transformer le Commissariat en Ministère,

Effectivement lque temps plus tard, M, Frot Fo Hglnsre ge tr Poimaslen dans le onbinet Reynaud Un àéeret du av éait Le istère, chargé de “reque

“lir,mettre en oeuvre et diffuser par tous les moyens l’ensex “des élérente utiles à l'affirmation et à la propagation de la fponsée et de la pee française ainsi qu’à défense des "intérèts supérieurs de Nation".

Tous les Servioss du Commissariat général lui ét transférés, ninsi que l'administration de la radiodiffusion tionale, le Centre permanent de l'information générale et le service du contrôle de ls radiodiffusion, détachée de La ren dence äu Consei:i.

En Juin 1940, “ Frossard était renplagé ra #. vrost, placé à la tôte du nouveau Ha Commissariat à la P: gende qui se substituait au Ministère de formation.

Après l’Armistice, un Déoret du 18 Juliet 40 p

sous les ordres du Ministre Secrétaire d’État à la préslisssà du Corseil toutes les __—— Fe ail presse et radio.

; En Août 41, fut oréé un Secrétariat général à l’Inf mation et à la sropagande, groupant d’après la Loi du II Avr: 42 : ; ;

. “Un bureau de conception et d’études, chargé à’ étudi les questions qui lui sont soumises et de présenter toutes gestions utiles, : 2

- l'inspection de l'information et de la propagande char gée des missions et enquétes sur place. : :

- lo service de presse, dont la mission devait être de seigner la presse, en guider, orienter et contrôler !’action, d’aesurer la Lisison avec les recrésentants de la presse fran se et étrangère et les agences d’information. :

- le service du cinéma chargé d'encourager, coordonner orienter, controler la production et La diffusion du film fr4 gaie. ; - un service de documentation et un services central p eréphique,

Peu après, ce Secrétariat général était transformé en Grétariat d'Etat. # :

ais ce Niniatère de l’Inforration de "l’Etat françgata" était encore un Ministère trop étroitement politique auquel nombre de questions échappaient : propagande à l'étranger, p blèmes du livre, de la publicité, du théâtre, groupements pro fesuionneis, ;

v On pourrait renarquer pourtant | tre un jugement sur le fond de cette »

" ftechniqus en fut souvent remarquable, His

Ze ieur voix portit sur lies

« monte troublants ete ...

Aujourd’hui, le gouvernement comprend un Ministè ‘1’Information dont l’organisation a fuit l’objet d’une orde du 83 Octobre 1944, L'après celle-0o1, 11 n’est doté que de. Servicés techniques : Direction de ls Presse, Direction des

. formations, Direction érale de la cinésetographie, avec, le plan régional, I8 directions générales de ! ’informat:on sémble bien que l’on retombe dons l’erreur d’avant-guerre tonnant l’action désirable wu seul domaine de"l'informati se refusant à tout effort dynamique de propagande alors 4 France en aurait tant besoin. a se

Le

se

___ Propagsnde agressive et exclusive dans ies diotat | res, plutôt occasionnelle, et en tous ons tolfrante, dans les | démocraties, Aussi, les critiques acerbes et nombreuses accebient l’asservissement des esprits, visent-eliles surtou

première forme.

Il faut rerarquer pourtant, que si un petit nombre. d'hommes éclairés, soulignèrent maintes fois ss nécessité, à’ tres, plus nombreux, dénièrent à ia démocratie Le ä roit d4’utie liser ia propagande politique. Pius d’une de ces protestations d’silleurs, sont pleinement justifiées, sn particuiier ie f que les puiseances matérielles de diffusion de 1a pensée, si élies ne sont pas monopoiisées par l’Etat totalitaire, sont

ventre les mains de groupements financiere, véritables États

l’État. Et qui n’a pas dénoncé la vénalité de la presse, s0ù

1° ]manque d’objeotivité, son 1mmoraiité parfois, precse Gui n’a

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