LA FIN DU CHRIST
bre d'un homme, et son nombre est six cent soixante six — /, j-, ; — ». L'antcchrist aura donc un nom qui, suivant la valeur des lettres hébraïques ou grecques ou latines, renfermera le nombre G6G. Ce nom n'est pas connu, mais on trouve sa signification dans les noms Abaddon, Apollyon qui veulent dire anti-Jésus, corrupteur, exterminateur. En effet, le nombre 66G, en caractères grecs numériques, se compose de cJii, 600, de xi, 60, de sigma 6, et produisent le mot clixst, abréviation, traduction ou corruption de christus. En hébreu le nombre de 666 s'obtient par les lettres ihau pour 400, resch pour 200, samedi pour 60, et vau pour 6, lettres qui forment le mot sother ou sathor, selon la position du vau, et signifie exterminateur, de môme qu'Apollyon.
Nous ne donnons ici, en quelques lignes, que le résultat des travaux exégétiques sur l'antechrist, sans entrer dans les longs détails qui justifient ces conclusions, de tous les commentateurs anciens et modernes qui nous offrent le plus d'autorité. Sother est aussi le nom mystique que l'Apocalypse donne au roi des sauterelles, c'est-à-dire à Luther. L'application de ce nom s' étant réalisée dans le fondateur du protestantisme dont l'œuvre destructrice est si bien détaillée dans St Jean, cette partie de la prophétie apocalyptique s'est donc accomplie depuis trois siècles, comme celles qui l'ont précédée et suivie jusqu'à nos jours. D'après Ste Hildegarde
ot les calculs faits sur les données apocalyptiques, on a vu que l'antechrist régnera soit dans le courant, soit à la fin du vingtième siècle.
Comme nous ne faisons pas de commentaires sur l'Apocalypse, mais que nous cherchons simplement à justifier sa chronologie des derniers événements, nous ne pouvons pas analyser, encore moins développer, tous les faits merveilleux et terribles annoncés par St Jean. Nous dirons néanmoins, relativement à la destruction de Babylone qui doit avoir lieu pendant le troisième mallievr, qu'il ne s'agit pas ici de Paris, comme beaucoup le supposent, mais de Rome. D'après les statistiques médicales et autres, Paris n'arrive qu'après Berlin, New- York, Londres, Genève et Vienne, pour la corruption des mœurs ; Paris n'occupe donc que la cinquième place parmi les grandes villes les plus corrompues, et dont la corruption doit attirer la colère de Dieu, comme autrefois sur Sodome et Gomorrhe. Paris, il est vrai, est le centre de la révolution et surtout de l'incrédulité, cette capitale aura donc sa part dans les horribles châtiments, réservés aux villes coupables, mais elle n'est point la Babylone de l'Apocalypse, c'est Rome.
Depuis l'invasion des Piémontais, Rome s'est, pervertie à tous les points de vue. Sous le règne de l'antechrist, cette ville abandonnera l'Église, la papauté et se jettera plus que jamais dans le paganisme moderne. La tradition et de nombreuses