Hd. Garnier, I, p
revenais chargé: — Jb., VI, ch. I ‘ : En entendant parler ainsi cet artisan, ... 1/ me prit fantaisie de le venger et de jouer un tour à Samuel Simon. — VOLTAIRE, Micromégas,
VIT : : J! me prend envie de faire trois pas, et d’écraser de trois coups de pied toute cette fourmilière d’assassins ridicules. — 16., 1b.3 : Il prit aussitôt fantaisie au Sirien et au Saturnien d'interroger ces atomes pensants, pour savoir les choses dont:ils convenaient.
CHATEAUBRIAND, Le génie du christianisne, II], livre II, ch. Il +: Nous avouons qu’i/ nous fait quelque peine de voir l'esprit d'analyse et de classification dominer dans les sciences aimables, où l’on ne devroit chercher que la beauté et la bonté de la Divinité. — SAND, Les maitres sonneurs, VIII 5 : Je répondis... qu’il lui avait pris fantaisie, en arrivant, de m’accoster comme un ami.
Cf. encore :
SAINT-SIMON, Mémoires 5 : Il prit en gré un jour à la duchesse de Gesvres d'aller à Trianon et d’y faire collation.
VOLTAIRE, Lettre à M. l'abbé d'Olivet (1736) 7 : Qu'’estce que c’est, mon cher abbé, qu’une comédie ‘intitulée l'Enfant prodigue, qu'il a prisen fantaisie à la moitié de Paris de nvatiribuer ?
La suppression de l’article dans la majorité des locutions citées montre l’étroit rapport qu’il y a entre le substañtif et le verbe. Ce qui intéresse encore davantage au point de vue stylistique, c’est le fait que le sentiment éprouvé par l’auteur lui-même ou attribué à ceux dont il parle, se condense dans le verbe ou la locution impersonnelle. Ces verbes, ceslocutions dénotent des états d'âme, ou, du moins,