Éd. Lebègue, t. II, p
S. ERINGA. — La proposition snfinitive. 14
verbe étre annoncent l’infinitif avec 4 ou de, représentant l’action dont l'effet se fait sentir sur l’esprit de celui qui parle. Son émotion se concentre dans le substantif ou le terme équivalent qui précèdent l’infinitif. Plus l'émotion
sera forte, plus la phrase se développera, au moyen d’un .
nombre croissant d'infinitifs exprimant, eux aussi, dans leur forme verbale le sentiment qu’on éprouve. Le mot que, joint à la préposition de, n’a d'autre fonction que de scander la période, d’accentuer le rythme que comporte le sentiment de l’auteur.
Dans tous ces cas aussi on intercale le pronom «, qui détache l’infinitif de la phrase précédente, pour le faire évoluer plus librement :
MALHERBE, Lettre à Monseigneur le duc de Luynes * : Le mieux que puissent faire ceux qui ont à vivre dans les monarchies, c'est de porter honneur aux rois et se conformer à leurs volontés. — Lettre à Peiresc ? : Ce quimereste, c'est de vous baiser bien humblement les mains et de vous assurer que je suis toujours votre plus humble et plus affectionné serviteur. — BoiILEAU, Traité du sublime, XIII 5 : En effet, le but qu’on s’y propose dans la poésie, c’est l’étonnement et la surprise ; au lieu que dans la prose, c'est de bien peindre les choses et de Îles faire voir clairement. — La BRUYÈRE, Caractères, Des biens de fortune + : Quel est le fruit d’une grande fortune, sice n'est de jouir de la vanité, de l’industrie, du travail, et de la dépense de ceux qui sont venus avant nous, et de travailler nous-mêmes, de planter, de bâtir, d'acquérir pour la postérité ? — SAINT-SIMON, Mémoires 5 : Avec ce refus M. de Lorge avoit pris son pari: : c’éloit d'achever comme il fit, la campagne dans l’éloignement, de s’y méler de rien, avec hauteur, mais avec modes-