Éd. Michel Lévy, Paris, 1869, p. 2o
3. Mérimée, Colomba, suivi de la Mosaïque, Paris, Charpentier, 1842, p- 294-295.
4. Bossuet, Discours sur l’histoire universelle, p. p. A. Olleris, Paris, 1898, p. 439.
seurs, 4 commencer depuis leur fils Ninyas, ont vécu avec une telle mollesse et avec si peu d’action, qu’à peine leur nom est-il venu jusqu’à nous. — VOLTAIRE, Lettre à M. l'abbé Dubos (30 octobre 1738) ‘ : Il y a un chapitre pour la vie privée de Louis XIV... ; cinq ou six pour l’histoire des arts, à commencer par Descartes et à finir par Rameau. — Siècle de Louis XIV, VI ? : Mazarin était riche d’environ deux cents millions, à compter comme on fait aujourd’hui. — Me DE SraËL, Delphine, I, lettre XXX 3 : Vous apprendrez dans quelques années qu’à compter de ce jour je ne serai plus la même. -- LaMARTINE, Histoire des Girondins, XXIV, ch. IV +: Martyr de la liberté après en avoir été le héros, sa vie publique eut, à dater de ce jour, une interruption de trente ans.
De même que linfinitif peut exprimer le rapport modal de la volonté, de même il peut, quant au temps, émettre la notion du présent dans le passé. L'effet stylistique est le même ; l’idée verbale, réduite à sa plus simple expression, permet de passer rapidement d’une représentation à l’autre. Au moyen âge et au seizième siècle, l’infinitit est précédé de 4 pour marquer le passage du repos à l’action 5, mais le plus souvent de la préposition de.
L'infinitif historique avec 4, qui ne se rencontre plus dans le français du dix-neuvième et du vingtième siècle, est encore usité chez Saint-Simon, et se combine avec se mettre a,voilà à, suivis d’un infinitif : |
SAINT-SIMON, Mémoires € : À trois lieues de là, et qu’il pleuvoit bien fort, voilà tout à coup le chevalier de Coislin
. Éd. Moland, I, p. 206. | . Voltaire, Siècle de Louis XIV, p. p. J. Zeller, Paris, 1892, p. 73. . Mne de Staël, Delphine, Paris, Garnier, s. d., p.93. . Éd. Furne-Coquebert, Paris, 1847, LI, p. 279. . Cf. Anderten, op. cit., p. 20 sqq. ; Haupt, op. cit., p. 90-91.
. Mémoires de Saint-Simon, p.p. A. de Boïslisle a grands écrivains de la France), Paris, 189, X, p. 273.
NN BB w D
qui se met à respirer au large et à rire. La compagnie, qui n'étoit pas accoutumée à sa belle humeur, lui demande à quiilen a; lui, à rire encore plus fort. — Ib, * : Aussitôt grande rumeur, et M. de Coislin 4 serrer le premier président du derrière de sa chaise, à l’empécher de se remuer et se tenant bien ferme dans le sien. — Jb ? : Et de là, à battre la campagne en exemples et en faits dont Horace l’amusoit. — 1b. 3 Voilà M. de la Rochefoucauld à s’exclamer, M. de Bouillon, le duc de Fresnes et le maréchal de Boufflers 4 répéter à basse note, puis M. de la Rochefoucauld à 5e récrier plus fort que c’étoit le plus grand malheur du monde. — Cf. aussi M"° DE SÉVIGNÉ, Lettre à M°®° de Grignan (8 janvier 1876) + : Sur cela je m'éveille, mais si triste et si oppressée d’avoir perdu cette chère idée, que me voilà à pleurer et à soupirer d’une manière si immodérée que je fus contrainte d'appeler Marie.
Voici encore un exemple pris au dix-huitième siècle :
DineroT, Jacques le fataliste S : Ils me firent quelques questions sur la nuit de la mariée ; jy répondis assez bêtement, et les voilà qui éclatent de rire, et les femmes de ces deux plaisants à crier de l’autre bout : Qu'est-ce qu’il y a donc ? vous êtes bien joyeux là-bas ? » |
La plupart des grammairiens qui se sont occupés de linfinitif « historique » considèrent l'emploi de de comme explétif 6. M. Haupt, dans Jnfinitifsätse im Franzôsischen,
. XV, p. 202.
. XV, p. 472.
. Éd. Monmerqué, IV, p. 326.
. Diderot, Jacques le Futaliste, p. p. J. Assézat, Paris, Garnier, s. d., p. 295.
6. Th. Kalepky, Zum sogenannlen historischen Infinitiv im Franzôsischen (Zeitschr. für rom. Philol., XVII, p. 285 sqq.), G. Kôrting, Der bistorische Infinitiv (Zeïtschr. für Sprache und Literatur, XVIII, 1896, p. 258 sqq.); E. Étienne, Essai de grammaire de l'ancien français, Paris et Nancy, 1895, p. 158 ; A. Damesteter-L. Sudre, Cours de gramm.