Correspondance, Il, p
Que l’on compare encore :
BoiLEAU, Traité du sublime, VIT: : Ce qui m'a encore obligé a parler de POdyssée, c’est pour vous montrer que les grands poètes et les écrivains célèbres, quand leur esprit manque de vigueur pour le pathétique, s'amusent ordinairement à peindre les mœurs. — Jh., VIIT 2 : Mais ot son adresse paroit principalement, c’est à choisir de tous ces accidents ceux qui marquent davantage l’excès et la violence de l’amour, et à bien lier cela ensemble. — Leitre au comte de Grammont (13 octobre 1704) 3 : Mais de quoi je vous conjure encore davantage, c'est de bien marquer à madame de N... età madame de Q... la sincère vénération que j'ai pour elles, et de croire qu'il n’y a personne qui soit avec plus de sincérité et de respect que moi, monseigneur, votre très humble, etc. — Lettre à Brossette (21 mai 1709)4: Mais 4 quoi je destine principalement ma poësie expirante, c’est à témoigner à toute la postérité les obligations que je vous ai. — La BRUYÈRE, Caractères, De la société et de la conversation 5 : Le dédain et le rengorgement dans la société attirent précisément le contraire de ce que Pon cherche, si c’est à se faire estimer.
M°° DE STAËL, Delphine, 1, lettre XXVIIT 6. Je ne suis occupée qu'à une chose ; c’est à l’éviter. — Ib., IIL, lettre VIII 7: Ce qu'il me fallait, c'était le voir etlui parler. — Dumas Firs, L’étrangére, Il, sc. III 8 : Si je reparais dans votre existence, si j'entre dans votre maison, ce n'est ni pour vous abaisser, ni pour vous compromettre, ni pour vous perdre. C’est pour vous aider, pour vous soutenir ; c'est pour vous faire forte contre les autres et peut-être contre vous-même; c'est pour que vous sentiez auprès de vous l'appui qui vous a toujours manqué et qui ne faillira pas, c'est pour vous sauver, enfin.
. Éd. Amar, II, p. 52.
. IL, p. 53.
. IV, p. 404.
. IV, p. 488.
. Éd. Servois, I, p. 235.
. Éd. Garnier, p. 83.
. Éd. Calmann Lévy, p. 64.
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Si, dans ces phrases, l’ordre est intefverti, si c’est maintenant le verbe conjugué qui précède, et l’infinitif qui suit, c’est pour permettre le développement de la période, que soutient une série de formes verbales identiques.
Notons encore que l’infinitif avec pour peut remplir la même fonction que l’infinitif avec à ou de :
LA ROCHEFOUCAULD, Maximes supprimées, DCXXXVIT : : La sincérité que se demandentlesamantsetles maîtresses pour savoir l’un et l’autre quand ils cesseront de s’aimer, est bien moins pour vouloir être avertis quand on ne les aimera plus, que pour être mieux assurés qu’on les aime, lorsque l’on ne dit point le contraire. — SAINT-SIMON, Mémoires 5 ; D'ailleurs, le sang de Lorraine, si ce n’est par force, ne fut jamais pour aimer, encore moins pour s'attacher au sang de Bourbon.
VOLTAIRE, Lettre à M. Thiriot (octobre 1724) + : Ce que je vous écris est pour vous faire voir l’'énormité de votre tort, et non pour vous faire changer de sentiments. — Le siècle de Louis XIV, XXVIITS : Les fautes que j'ai faites, et qui m'ont donné des peines infinies, ont été par complaisance, et pour me laisser aller trop complaisamment aux avis des autres. |
M°° DE STAËL, Delphine, IV, lettre XIX $ : Sans me dire un mot ni de son absence ni de son retour, ses premières paroles furent pour me demander si j'avais reçu une lettre de M. de Lebensei. — Jb., VI, lettre II 7 : Le dernier mot que M. de Valorbe a écrit en mourant, c'était pour exprimer son désir d’être enseveli dans notre église. — Huco, Lucréce
1. Cf. H.Janicke, Der Infinitiv nach Präpositionen (ausgenommen de und à) im Franzüsischen, Diss. Gôttingen, 1913, p. 46 sqq. 2. Éd. Gilbert, I, p. 266.