‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 16 sur 163 · Op. cit., p. 75 sqq · texte numérisé non relu

Op. cit., p. 75 sqq

2. Cf. Sôrgel, art. cit, p. 283 sqq. ; Sneyders de Vogel, op. cit., P. 172.

3. Cf. le latin : de fertia vigilia profectus est; de nocte rus ire (Tér.) ; media de luce, de medio die (Hor.), et surtout la tournure française: Il partit d’un éclat de rire ,; qui exprime exactement l’idée représentée par de rire.

ment l’idée d’un événement dont on voit le début et quis’accomplitsous nos yeux. Ainsi conçu, l'infinitif historique se rapproche plutôt de l’Imparfait ou du Passé défini '. On n'aura, pour s'en convaincre, qu'à lire les exemples que M. Haupt donne lui-même, et auxquels nous ajoutons les suivants :

MoLiÈre, Dom Juan, IL, sc. I? : Enfin donc, jen’avons pas putost eu gagé, que j'avons vu les deux hommes tout à plain, qui nous faisiant signe de les aller quérir ; et imoi de tirer auparavant les enjeux. — SAINT-SIMON, Mémoires 3 : Et de rire plus fort qu'auparavant.

DibEROT, Jacques le fataliste + : Et Jacques de le réembrasser sur une joue et sur l’autre, et son maître de sourire, et les deux chiens debout, le nez en l’air et comme émerveillés d’une scène qu’ils voyaient pour la première fois. — Jb. 5 : Et le maître, après avoir fait faire au cordon de son fouet deux tours sur le poignet, de poursuivre Jacques, et Jacques de tourner autour du cheval en éclatant de rire ; etson maître de jurer, de sacrer, d'écumer de rage, et de tourner aussi autour du cheval en vomissant contre Jacques un torrent d'invec- tives ; et cette course de durer jusqu'à ce que tous deux, traversés de sueur et épuisés de fatigue, s’arrêtèrent l’un d’un côté du cheval, l’autre de l’autre, Jacques haletant et continuant de rire ; son maître haletant et lui lançant des regards de fureur. — Rousseay, La nouvelle Héloïse, IL, lettre V € : Tu vois par exemple avec surprise l'incroyable affection de mylord Édouard pour ton ami; tu vois son zèle pour ton bonheur ; tu reçois avec admiration ses offres généreuses ;

1. Cf. G. Ramain, Observations sur l'emploi de l'infinitif historique (Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes, XXX VIII, Paris, 1914).

2. Ed. Despois-Mesnard, V, p. 10; 3. Éd. Boislisle, X, p. 371.

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