‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 31 sur 163 · Éd. Lacroix, t. [, p · texte numérisé non relu

Éd. Lacroix, t. [, p

L'infinitif affectif subordonné à un substantif ou à un verbe.

Dans tous les cas discutés jusqu'ici, nous avons eu affaire à des propositions infinitives simples, sans rapport syntaxique avec la phrase qui précède ou qui suit. L'unité de pensée, reliant deux ou plusieurs propositions pour en faire une phrase composée, ne s’est manifestée que dans le cas où l'infinitif affectif est accompagné d’un terme exprimant d’une façon distincte l’'émotion éprouvée. Le sentiment, qui rompt l'unité logique de la phrase, en empèche toutefois les différentes parties de s’unir étroitement. Quand lémotion diminue, des rapports de syntaxe s’établissent, l’infinitif prépositionnel remplace l’infinitif pur, et remplit dès lors, conformément à ses origines et à son développement ultérieur, les fonctions essentielles du substantif. Il y a, sous ce rapport, une évolution curieuse à constater, lorsque linfinitif se combine avec un substantif précédé d'un pronom interrogatif. Le substantif est d’abord complètement séparé du verbe :

MALHERBE, Commentaire sur Desportes ' : Quel langage est-ce là, changer un astre en aspect ? —1b.? : Durer inhumaine, :

quel langage, pour demeurer inhumaine ! — Mozière, Les précieuses ridicules, sc. IV 3 : Venir en visite amoureuse avec

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